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Exclu360. Vidéo. Soufiane El Bakkali: "les athlètes marocains sont moyens"

Invité de Le360sport, Soufiane El Bakkali parle de sa médaille de bronze obtenue à Doha, de la réputation de la ville d'Ifrane, de ses idoles, de la lutte contre le dopage, mais aussi des athlètes marocains.

Soufiane El Bakkali, médaillé de bronze aux Mondiaux d'athlétisme de Doha, revient, en exclusivité pour Le360sport, sur sa belle performance mais aussi sur les JO 2020, le dopage et Hicham El Guerrouj.

Sa médaille de bronze décrochée à Doha lors des Mondiaux d’athlétisme 2019 et le manque d’affluence au Khalifa International Stadium: "pour Doha, je me suis préparé, toute l’année durant, à Ifrane. Je me suis bien préparé et j’ai eu le pressentiment que j’irais chercher une médaille, surtout que j’avais été vice-champion en 2017 et j’avais obtenu des chronos prometteurs en Ligue de Diamant. À Doha, le plus grand problème c’étaient les gradins vides. Là-bas, ils s’intéressent surtout au football. Par chance, Motaz Barshim (athlète qatari spécialiste en saut en hauteur) a joué sa finale le même jour que moi, et même remporté une médaille d’or. J’ai donc eu droit à un stade comble grâce à la popularité de Barshim".

Le bilan terrible des 17 représentants marocains: "en ce qui concerne les athlètes marocains, il faut comparer leurs chiffres avec ceux de leurs adversaires. Ces derniers ont des chronos impressionnants. Les athlètes marocains restent moyens, parfois classés 15e, parfois 20e. Moi, j’ai eu le meilleur chrono de l’année (8’’04’) au 3000m steeple. Au 10.000m, 1500m homme, 1500m dames, la compétition était rude et le niveau élevé cette année".

Sa rivalité avec Conseslus Kipruto: "c’est un grand héros, c’est un dur à cuire: champion olympique en 2016, champion du monde en 2017 et 2019…J’ai l’honneur de courir à ses côtés et de lui tenir tête. Vous savez que le Kenya est roi du 3000 m steeple. C’est un honneur pour moi de concurrencer les Kényans, de les vaincre parfois. Eux bénéficient d’une confiance supplémentaire, mais ça ne m’empêche pas de donner le meilleur de moi-même".

Les JO Tokyo 2020: "c’est une année olympique et donc différente des autres. Obtenir une médaille aux championnats du monde pousse les observateurs à attendre une médaille l’été prochain à Tokyo. Mais les adversaires ont tous autant d’envie. Je demande aux responsables de nous accorder plus d’intérêt. Il n’y a pas que les entraînements qui comptent".

Ce qui le différencie de ses adversaires: "j’ai énormément d’envie. À 19 ans, je participais aux championnats du monde juniors (en 2014, à Eugene aux Etats-Unis), j’étais jeune et très déçu de finir à la 4e place. Pareil aux Jeux Olympiques de Rio 2016, j’avais fini 4e en finale et j’étais encore frustré. Mais mon entraîneur, Karim Tlemçani m’a toujours dit "tu vas finir par l’accrocher ta médaille" et en 2017, je finis vice-champion du monde. Je ne peux aller que de l’avant".

Ses idoles: "j’ai été influencé par l’athlète français d’origine algérienne, Mahiedine Mekhissi-Benabbad, il a 3 médailles olympiques. Je trouve qu’il y a une ressemblance entre nous, dans les mouvements, dans l’aspect physique. Il faisait la différence au milieu des athlètes kényans et éthiopiens. Il me donnait de la force. Au niveau national, la légende Hicham El Guerrouj me donne une grande confiance. Il fait preuve d’une grande confiance et il est toujours concentré".

Ifrane et les soupçons de dopage: "pour Ifrane, ce n’est pas à moi de parler de ce sujet, j’espère que les responsables feront face aux accusations. Je passe toute l’année à Ifrane, à l’Académie. Les étrangers viennent nombreux, mais pas à l’Académie. Il loue et personne ne sait ce qu’ils font. Il y a eu des vidéos, mais comment peut-on savoir que ce n’est pas truqué. Ça nous touche comme athlètes marocains. On nous pointe des accusations et des soupçons".

Les contrôles anti-dopage: "depuis 2016, je suis dans le système de l’agence anti-dopage. J’ai fait environ 36 contrôles depuis. Les responsables viennent me voir 2 fois par mois environ. Il n’y a donc pas place aux doutes".

Les Jeux africains 2019 à Rabat: "juste après le meeting de Paris, j’ai pris l’avion pour aller à Rabat et participer aux Jeux africains malgré une blessure au pied. J’ai eu 1 jour de repos. Les autres athlètes étaient plus frais, mais j’ai tout de même pu décrocher une 3e place".

Sa passion pour le football: "je suis un grand fan de football et j’aime le Wydad. Le niveau présenté par l’équipe est impressionnant surtout dans les compétitions internationales. Mais le Raja est aussi au niveau. Et puis le Wydad Fès est toujours dans mon cœur malgré leur relégation et leurs soucis".

Par Le360sport
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1 commentaires /

  • AIT SAID JAMEL
    Le 31 Oct. 2019 à 15h25
    Bravo CHAMPION! et encore PATIENCE ET ENDURANCE.
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