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Le soft power saoudien mis à mal par l'affaire Khashoggi

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Suite au meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le régime saoudien peine à mener ses initiatives sportives qui visent la mise en valeur de son image à l’étranger.
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Rafael Nadal et Novak Djokovic, venus à Paris pour se disputer le trône du tennis mondial ont été mis à rude épreuve devant les journalistes concernant leur rencontre d’exhibition prévue en décembre Djedda en Arabie Saoudite.

Et pour cause, le Royaume Saoudien est mis en cause dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul en Turquie. Les deux sportifs n’ont apparemment pas encore tranché la question de leur participation à ladite rencontre qui pourrait rapporter un million de dollars par joueur.

“Quand ce type de choses se produit, c’est catastrophique, c’est terrible. Un journaliste a perdu la vie. Et je sais que des choses horribles se sont passées à l’intérieur de ce consulat. Donc on est en train d’évaluer la situation et on espère que les choses vont s’éclaircir le plus vite possible,” a temporisé Rafael Nadal.

Quant à Novak Djokovic, il a tenté d’esquiver la question en avançant son apolitisme et son professionnalisme. Tout en précisant que le contrat a été signé bien avant le meurtre du journaliste saoudien. “ Quand on voit quelque chose de ce genre, bien entendu, on a un ressenti. Mais je ne peux pas vous en dire davantage,” a-t-il indiqué.

Il faut dire que depuis que le prince Mohamed Ben Salman a les pleins pouvoirs dans le pays, le Royaume saoudien s'essaye au soft power comme levier de communication. “Le sport, notamment le football, très populaire en Arabie saoudite, et l’art, représentent un moyen de donner une image plus ouverte au changement et au monde libéral”, explique Mahfoud Amara, professeur de politique et de gestion du sport à l'université du Qatar. Un pays spécialiste de la diplomatie alternative.

Le match amical entre le Brésil et l’Argentine à Riyad, le contrat entre les autorités locales et la Liga pour faire évoluer certains joueurs saoudiens dans des équipes espagnoles, ou encore le contrat signé pour faire jouer la Supercoupe d’Italie en Arabie Saoudite sont des exemples de la stratégie du Prince Salman pour redorer le blason du Royaume en occident.

L'offre de rachat du club de football de Manchester United, qui vaut environ 50 milliards de dirhams, est une énième preuve que les saoudiens croient dur comme fer, que le sport est un outil privilégié de communication. Cependant, le dernier scandale du meurtre dans lequel s’est embourbé dernièrement le Royaume pourrait entraver les plans du puissant prince d’Arabie.

 

 

 

 

 

 

 

Par Kamal Mountassir
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