Formulaire de recherche

Hors-jeu. Raja: les hors-la-loi

RCA

© Copyright : DR

Posté le 11/09/2017 à 19h36 par Hassan Benadad (Mise à jour le 12/09/2017 à 15h42)

Le Raja et ses dirigeants, anciens et actuels, ainsi que ses adhérents ont vraiment perdu la boussole du football. Ce qui s’y passe lors de ses assemblées générales ressemble à nos élections politiques. On monte et on démonte les présidents selon les plus ou les moins-disants.

Le président actuel du Raja, Said Hasbane, est un baroudeur. Son prédécesseur, Mohamed Boudrika, est un kamikaze.  Le prétendu Comité des sages est une coquille vide.  Ces trois composantes offrent aux adhérents des lunettes vertes à plusieurs nuances (vert perroquet, vert bouteille, vert d’eau, vert amande, vert avocat!!!). A tel point que les sociétaires du club voient tout en vert alors que le Raja arbore le noir depuis plusieurs saisons.

A preuve, cette assemblée générale extraordinaire du 6 septembre qui a tourné au vinaigre avant même qu’elle ne commence. D’abord le quorum n’est pas atteint même si on sait qu’on a provoqué cette AGE de façade pour organiser une autre qui ne nécessite pas les deux tiers des sociétaires du club. Mais les organisateurs ont oublié quelques détails de la loi sur ce point et sur bien d’autres. Ensuite les adhérents présents se sont scindés en deux protagonistes dont les uns et les autres soutiennent deux candidats surprise: Boudrika et Khalfaoui.

Il a fallu que l’adhérent Saghrour, proche de Khalfaoui, ouvre la bouche pour qu’un autre, soutien de Boudrika, l’y empêche en projetant les micros des médias par terre. Pourtant, ces associés avec l’ensemble des personnes présentes, luttent depuis des mois pour déloger le président actuel, Said Hasbane. Hors-la-loi.

C’est dire que le quorum ne sera jamais atteint lors de l’assemblée générale extraordinaire prévue pour le 16 septembre. Or dans le décret d’application de la loi 30/09  relatif aux statuts-types des associations, il est stipulé que la deuxième manche soit organisée dans les 15 jours et non pas dix jours.

Bien plus, dans la deuxième assemblée il est exigé la présence de 50% des adhérents des clubs et il faut les deux tiers des votants pour entériner une décision. Encore faut-il préciser que l’AGE doit être dirigée par le président Hasbane. Le cas échéant, les sociétaires devraient s’adresser au tribunal administratif, seul habilité à statuer sur ce litige. 

Car même si le statut du club relève du droit privé, il faut qu’il soit conforme au droit public, notamment par une validation obligatoire du ministère de la Jeunesse et des sports.

C’est dire que la route est longue pour ceux  qui veulent pousser Hasbane vers la sortie. D’autant plus que l’on veut le remplacer par un président qui a noyé le club dans des dettes abyssales. Pis encore, Mohamed Boudrika se trouve dans un sale pétrin avec le virement, à partir du compte du Raja vers son compte personnel, d’une somme de 28 millions de DH. Une affaire qui est portée en justice par les adhérents. Comble d’ironie, il a animé le week-end dernier, une conférence sur la bonne gouvernance dans le sport… Il ne faut donc pas s’étonner, outre mesure, s’il se présente comme candidat à la présidence alors qu’il n’a pas sa carte d’adhérent. Donc hors-la-loi.

L’autre candidat pour remplacer Said Hasbane est un certain Jamal Eddine Khalfaoui, ancien dirigeant du MCO et de la FRMHB. Mais que fait ce septénaire respectable dans les sables mouvants du Raja ? D’autant plus qu’il a affirmé qu’il ne confirmera sa candidature que si le président Hasbane présente sa démission. Hors-la-loi.

Curieusement la loi est du côté de Said Hasbane puisqu’il a été élu pour un mandat de quatre ans. Mais il demeure, quand même, l’ennemi n° 1 de sa propre personne en s’accrochant à un fauteuil piégé qui l’a suivi jusqu’au cimetière lors des funérailles de feu Dolmy. Hors-la-loi.

Posté le 11/09/2017 à 19h36 Par Hassan Benadad