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Botola D1. Comment Benzarti peut sauver le WAC sans baguette magique?

Faouzi Benzarti et Said Naciri

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Posté le 11/02/2018 à 16h08 par Nassim Elkerf

Avec la défaite lors d'hier, le Wydad affiche déjà 7 défaites sur la phase aller du championnat. Avec seulement 4 victoires, et 4 nuls à l'afficheur, Faouzi Benzarti a surtout besoin d'une baguette magique pour retrouver le haut du classement.

Faouzi Benzarti est arrivé au WAC avec l’objectif de sauver ce qui peut l'être en championnat, et défendre le titre de champion d’Afrique. Mais avec l’effectif qu’il a sous la main, et la pression que subit le club depuis son sacre continental en novembre dernier, rendent les choses plus compliquées que prévu pour le Tunisien.

Pour atteindre ses objectifs, le technicien doit s’armer de patience et… d’une baguette magique. A utiliser dans les situations critiques comme au lendemain d'une défaite dans le derby. Tous les supporters sont déjà contre lui. Certains pensent que le président a voulu calmer la foule en signant avec l’ancien entraîneur du Raja, et que Naciri compte garder le "contrôle" au WAC en interdisant les adhésions. 

Pourtant, dès sa signature, toute la communauté rouge sur les réseaux sociaux a sauté au plafond. Le « Sheikh des entraîneurs arabes » a signé chez le champion d’Afrique et ça promettait des étincelles. Mais il suffit d’un derby perdu sur deux coups de pieds arrêtés pour faire changer d’avis des supporters perdus. Normal, le WAC était sur le toit de l’Afrique il y a moins de 4 mois et aujourd’hui, seulement deux petits points le séparent du premier non relégable (CAK). Comment expliquer ce naufrage ? Est-ce possible de relever la tête après une phase aller aussi catastrophique que celle du Wydad ?

S’il y a un entraîneur en Afrique capable de le faire, c’est bien Faouzi Benzarti. Il l’a déjà fait avec le Raja en 2014. Le technicien de 68 ans a toute l’expérience qu’il faut pour redresser la barre mais à quelques conditions ?

La première est de le laisser travailler sans s’immiscer dans ses choix. Lors de ses débuts, on se souvient que Houcine Ammouta subissait des pressions autour de la feuille de match. Mais depuis son succès en ligue des champions, il avait fini par se rebeller pour faire jouer des joueurs "bannis" par Said Naciri, comme Reda El Hajhouj. Connaissant la personnalité du technicien tunisien, si la même chose se reproduit, il claquera vite la porte.

La deuxième condition pour sa réussite, c’est le prochain mercato. Si le WAC a dit adieu à sa couronne de champion du Maroc, il reste tout de même le titre de champion d’Afrique à défendre. Benzarti était demi-finaliste la saison dernière avec l’Espérance Tunis, et n’aura aucun mal à mener le Wydad au bout… mais il doit s’adapter à son effectif.

Le jeu du Tunisien a besoin de joueurs très techniques, et qui jouent court. Mais au Wydad, il arrive et prend le train en marche. Avec Ammouta, les joueurs ont pris l’habitude de jouer un football direct, limite à l’anglaise. Ils ont tout gagné avec ce système, et ils auront bien du mal à passer à autre chose.

Donc oui, Benzarti peut réussir s’il s’arme de patience. Mais il faudrait qu’il puisse changer ses idées et de les adapter à ses nouveaux joueurs.  "Monsieur Pressing" a tout ce qu’il faut pour réussir au WAC. Les moyens, un effectif expérimenté et talentueux. Mais son plus grand défi, sera de faire aussi bien qu'Houcine Ammouta sur le continent… et ce n’est pas gagné d’avance. Car ce dernier a gagné une place spéciale chez les Rouges, et ils feront sans cesse des comparaisons comme celles-ci.

(Cette page de supporters influente a critiqué le jeu "trop offensif" de Benzarti)

En parallèle, ils reviennent sur l'exploit d'Ammouta qui a un système plus défensif et plus "adapté" aux joueurs qu'il a sous la main.

 

Posté le 11/02/2018 à 16h08 Par Nassim Elkerf