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CHAN 2018. Nasser Larguet: "Nous n'avons rien laissé au hasard"

Cover: Symposium CAF: Nacer Larguet et le développement du secteur de la formation

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Posté le 07/02/2018 à 08h04 par Nassim Elkerf (Mise à jour le 07/02/2018 à 10h28)

Après deux échecs, les Lions de l'Atlas sont enfin champions d'Afrique. Le directeur technique national, Nasser Larguet, nous confie les détails qui ont fait la différence lors de cette 3e participation.

Les Lions de l'Atlas ont remporté le CHAN 2018 pour couronner une stratégie de travail,élaborée il y a exactement 2 ans. L'échec de l'équipe nationale lors de l'édition du Rwanda (2016) avait eu un effet de choc sur le football marocain. Aucun spécialiste ne pensait que le Maroc allait sortir du premier tour, alors qu'il figurait dans le groupe du pays hôte avec la Côte d'Ivoire et le Gabon. 

Depuis cette désillusion, la FRMF a voulu remettre de l’ordre au sein de l’équipe nationale locale. La direction technique a tenu à ce que cette sélection puisse avoir une stratégie de développement. Nasser Larguet, le DTN ne voulait plus se contenter de «récolter» les meilleurs joueurs de la Botola à quelques jours des matchs officiel. Pour l’expérience 2016, M’hamed Fakhir avait fait une liste de 23 joueurs avec une moyenne d’âge de 32 ans…

Contacté par Le360sport, Nasser Larguet nous confie que la FRMF n’a rien laissé au hasard pour remporter la 5e édition du CHAN qui se jouait au Maroc. «On a bien profité de nos erreurs. Cette fois, on a commencé le travail très tôt», nous déclare le directeur technique national.

Depuis la nomination de Hervé Renard à la tête des équipes nationales, l’homme suit de près les joueurs locaux. Son apport à cette équipe nationale est très précieux, et c’est ce que Larguet sous entend en confiant que «Renard a fait un travail exceptionnel aux côtés de Sellami. Sur le plan psychologique surtout, car au niveau technique il faisait confiance à Jamal Sellami et son staff».

Contrairement aux années précédentes, la FRMF a mis tous les moyens à disposition de l’équipe nationale locale. Les infrastructures et programmes n’avaient rien à envier à ceux de l’équipe A. Mieux encore, en 2 ans, les hommes de Sellami ont joué pas moins de 16 matchs amicaux. Nasser Larguet nous a détaillé la stratégie de la DTN.

«Nos locaux ont affronté des équipes A, on a multiplié les matchs amicaux contre des belles formations. On s’est basé sur une liste de bons et jeunes joueurs, qui peuvent postuler pour l’équipe première. D’ailleurs, Hervé Renard n’hésite pas à piocher des noms chez les locaux pour renforcer ses Lions, car il sait qu’ils sont prêts à s’intégrer, et jouer au plus haut niveau. Si on arrive à ce niveau et les résultats suivent, c’est parfait», conclue Nasser Larguet.

Il est vrai que pour les précédentes expériences, les Lions de l’Atlas n’ont pas véritablement préparé leurs compétitions. En jouant moins de 5 matchs amicaux avec deux stages de concentration par an, on ne pouvait pas espérer faire des merveilles… En 2018, des nations comme le Cameroun et la Côte d’Ivoire ont fait la même erreur. Une fois au cœur de la compétition, pas de miracle, ils sortent du premier tour comme les Lions de l’Atlas en 2016.

Posté le 07/02/2018 à 08h04 Par Nassim Elkerf