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Diapo. Coupe du Monde 2026 au Maroc: pourquoi cette fois-ci sera la bonne?

Posté le 11/08/2017 à 13h25 par Adil Azeroual (Mise à jour le 11/08/2017 à 19h17)

1994, 1998, 2006 et 2010. Le Maroc a collectionné les échecs dans la course à la Coupe du Monde de football. Mais pour l’édition 2026, le royaume repart en campagne avec des arguments qui peuvent faire pencher la balance en sa faveur. Explications.

Nous pouvons vous l’annoncer. Que vous le vouliez ou non, le Maroc organisera la Coupe du Monde 2026!
Depuis plus de 23 ans, le royaume court derrière ce grand rendez-vous planétaire. Tour à tour, les éditions 1994, 1998, 2006 et 2010 ont tourné le dos à notre pays. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et après ces échecs répétés, le Maroc a réfléchi, tâté le terrain et retenu les leçons du passé. Il est à présent persuadé que c’est le moment d’y retourner!
Pourquoi cette fois-ci sera la bonne ? Eléments de réponses.

Parce que le Maroc a dopé ses infrastructures
Depuis quelques années, le Maroc a dopé son infrastructure sportive. En septembre dernier, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a d'ailleurs déclaré que le Maroc avait "tous les moyens d'organiser une Coupe du Monde". 
Aujourd’hui, le pays compte 5 stades de très haut niveau (Marrakech, Tanger, Agadir, Fès et Rabat). Sans parler des autres enceintes qui se voient offrir une cure de jouvence leur permettant de se conformer aux normes internationales (Tétouan, Casablanca, Oujda, Laâyoune, Nador et Kénitra). Cette stratégie s'accorde parfaitement avec la politique des grands chantiers suivie actuellement par le pays.

Pour que justice soit rendue
En juin 2015, le média britannique, le Sunday Times, a dévoilé une information explosive. Le Mondial 2010 aurait dû se dérouler au Maroc et non pas en Afrique du Sud. Le résultat des votes de l'attribution de la compétition aurait été truqué afin de faire gagner le candidat sud-africain.
Ismail Bhamjee, membre du comité exécutif de la FIFA, cité dans le Sunday Times, avait confié aux journalistes, qu'après vérifications “le Maroc avait remporté la majorité des suffrages […] les urnes ouvertes dans un local fermé, ont été délibérément mal dépouillées”. My Game is Fair-Play… Et c'est là que le slogan de la FIFA prend tout son sens!

Parce que le sytème de vote sera modifié
Fini le temps où seul le comité exécutif de la FIFA avait le droit de voter pour accorder l’organisation de la Coupe du Monde.
Pour l’édition 2026, le système de vote va changer. Dans une volonté de démocratisation, ce sont les 209 fédérations membres de la FIFA qui vont voter en mai 2020. 
Ce changement découle des critiques soulevées par les Mondiaux attribués à la Russie pour 2018 et au Qatar pour 2022. Blatter, ancien président, avait admis que le système était imparfait, soulignant notamment l’erreur d’attribuer deux Coupes du monde (2018 et 2022) en même temps. Cette nouvelle formule va certainement arranger les affaires du Maroc qui pourra compter sur ses excellentes relations avec les pays africains pour obtenir davantage de votes.

Parce que le Maroc est le pays le plus sûr de la région
Pour la FIFA, l’aspect sécuritaire est très important pour l’organisation d’une telle compétition. Sur ce point, l’instance dirigeante du football mondial n’a rien à craindre. Selon une étude du cabinet britannique Control Risk, publié en juin dernier, le royaume se maintient parmi les rangs des pays sûrs, avec des “risques sécuritaires et politiques” faibles. 

Parce que Trump est anti-mexicain
Sur le papier, les États-Unis, le Mexique et le Canada, semblent en pole position pour obtenir le précieux sésame. Leur principal avantage: la Concacaf est la confédération qui a connu sa dernière édition la plus reculée dans le temps (États-Unis 1994). Et les trois pays en question possèdent déjà les infrastructures requises.
Cependant, l'élection à la présidence de Donald Trump, avec son profil isolationniste et protectionniste, ainsi que les prises de positions anti-mexicaines du candidat républicain, pourrait fragiliser le dossier nord-américain. 

Posté le 11/08/2017 à 13h25 Par Adil Azeroual