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Harit raconte le "pire moment" de sa vie

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Dans la nuit du 29 et 30 juin 2018, Amine Harit était impliqué dans un accident de voiture mortel à Marrakech. Un an après, l’international marocain arrive à évoquer publiquement cette tragédie.
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Le 29 juin dernier, Amine Harit percutait mortellement un homme alors qu'il circulait en voiture à Marrakech. Un an après ces faits qui ont bouleversé sa vie, le jeune joueur a décidé de prendre la parole pour raconter cette période trouble de sa vie.

C'est dans une interview accordée au quotidien sportif français L’Équipe, qu'Amine Harit évoque cet épisode dramatique: "On allait manger avec mon petit frère, aux alentours de 22 heures. Je ne roulais pas à une allure exceptionnelle mais je devais être à 10 ou 15 km/h au-dessus de la limite. Il y a cette personne qui traverse. Et puis le choc. Je me suis garé un peu plus loin, à 100 ou 150 m de l'accident, parce que j'ai eu du mal à réaliser. C'est très compliqué de le faire dans l'instant. Et j'ai attendu l'arrivée de la police, en état de choc, le pire moment de ma vie."

Ensuite, le milieu de terrain de 22 ans s'explique sur son sentiment de culpabilité: "C'était le début d'une période très compliquée. J'ai beaucoup pensé à cette personne. Il faut comprendre que, malheureusement, des accidents comme ça arrivent tous les jours. Mes parents sont d'abord allés voir la famille du défunt, moi je n'étais pas bien du tout donc je leur ai parlé au téléphone. Je me suis senti un petit peu mieux une fois que j'ai parlé à la maman, à la famille, c'est ça qui me pesait le plus. Ils m'ont dit qu'ils ne m'en voulaient pas, je leur en suis vraiment reconnaissant."

Même s'il a repris la compétion avec son club 1 mois et demi après le drame, Amine Harit reconnaît qu'il a mis du temps à s'en remettre: "J'ai essayé d'être le même que la saison dernière, j'ai tout fait pour, mais une fois sur le terrain, je me disais ''mais non, je n'y arriverai pas''. Au fond de moi, ça n'allait pas et je me mentais."

L’ex joueur de Nantes s’est également exprimé sur le choix du sélectionneur national Hervé Renard de se passer de lui durant la CAN : "Hervé Renard m'avait dit avant le stage de préparation que je partais parmi les trois réservistes. J'aurais pu lui dire soit je suis dans les 23, soit je ne viens pas. Cette année m'a aidé à prendre de la maturité. Je manquais de rythme, je comprends son choix."

Par Oussama Zidouhia
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