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La fabuleuse histoire du maillot de Madagascar

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Kiosque360. L’équipe nationale de Madagascar est arrivée en Egypte avec un rôle de simple figurant de la CAN 2019. Arborant un maillot imaginé par un petit équipementier, les Barea ont surpris, ce qui a provoqué une rupture de stock de ces maillots et boosté la contrefaçon.
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Ce jeudi soir, Madagascar va tenter une qualification historique face à la Tunisie. Au pays, le parcours de cette sélection jusque-là inconnue a fait des émules. Avant d’en arriver là, personne ne pariait un kopeck sur les Barea qui ne disposaient même pas d’un équipementier, rapporte Sofoot du 11 juillet.

Prise en charge par Faneva Andriatsima, l’attaquant malgache de Sochaux qui commandait des maillots de la sélection en les payant avec son propre argent, la sélection se lance à la recherche d’un équipementier au début de l'année 2019 en mettant la pression sur la présidente de la Fédération.

Le miracle se réalise le 27 avril dernier quand la marque italienne Garman, basée à Brescia, sera l’équipementier officiel de Madagascar pour la CAN et même jusqu’à la fin de l’année 2019, selon les termes du contrat.

Pour créer un maillot original, Garman a rendu hommage à la culture du pays en floquant des symboles sur chaque tunique: «le Ravinala» , l’arbre symbolique de Madagascar, «l’Aloalo», un ensemble de bois sculptés ornant les tombeaux chez les Mahafaly, au sud de l’Île, et le fameux zébu.

Avec le succès fulgurant de la sélection, les Malgaches se ruent sur le maillot national qui reste très cher par rapport au niveau de vie de la population. «Le maillot est vendu à 80.000 ariary, soit environ 20 euros. Ce n'est pas très cher comparé à d'autres équipements officiels, mais ça l'est pour une grosse partie de la population où le salaire moyen mensuel oscille entre 25 et 50 euros», analyse un journaliste local. 

De quoi booster le marché des contrefaçons qui a explosé pour faire face à la demande grandissante à Madagascar, où tout le monde veut désormais se procurer le maillot national. À Antananarivo, les malheureux peuvent toujours se consoler avec des porte-clés, des casquettes, des colliers ou même des sandales aux couleurs des Barea, afin de se préparer à un nouvel exploit, ce jeudi soir, face à la Tunisie en quarts de finale.

Par Ismail El Fassi
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