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L'enfer du décor. Leçon de foot, leçon de vie

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Posté le 15/02/2017 à 21h43 par Abdelkader El-Aine (Mise à jour le 16/02/2017 à 14h56)

Le football n'est pas que l'expression des footeux. Il est aussi celle de la bien-pensance. Peu savent que le grand philosophe Abdallah Laroui a écrit débuts des années 1980 un roman qu'il a intitulé «Al fariq». Et que feu Mohamed Aziz Lahbabi, le premier grand nobilisable dans le monde arabe, assistait aux matchs du Moghreb de Fès (Fès).

Dans son roman «Un homme», consacré à un ancien opposant à la dictature grecque, Oriana Fallaci dit: «La fable du héro se termine toujours par le beau geste qui le révèle». Cette phrase peut être reprise, sans restriction aucune, à l'égard d'Unai Emery, l'entraîneur du Paris Saint-Germain, lequel a mené son équipe à une victoire éclatante, mardi 14 janvier, face au FC Barcelone (4-0).

Très décrié depuis le début de la saison de Ligue 1, Unai Emery a toujours su garder son sang froid, quitte à déconcerter ses employeurs qataris et les supporters de son équipe. Les médias l'ont également, toujours, égratigné. Mais l'on retient que ce coach respirait le foot dès son bas âge. Son grand-père et son père étaient footballeurs de haut niveau et avaient remporté des trophées prestigieux.

Peu savent que c'est Emery qui a convaincu un certain Di Maria, bourreau du Barça, à rester au PSG malgré une offre stratosphérique d'un club chinois. Peu savent aussi que cet entraîneur basque est un chaste amoureux de combat, qui apprécie Don Quichotte et son Cervenèes. C'est pour cela que ses propos sont toujours empreints de sagesse. Nombreux sont ceux qui considèrent que football et littérature ne font pas ménage. Ils ont tort.

Quand il dirigeait le magazine «Lire», Bernard Pivot a consacré un dossier sur des hommes de lettres qui jouaient au ballon rond, dont certains (curieusement), comme Nabokov ou Musset, avaient opté pour le poste de gardien de but. «Voulaient-ils s'imposer en tant que gardiens de la vertu?» s'est interrogé Pivot. On ne sait.

Peu savent que le grand philosophe Abdallah Laroui a écrit débuts des années 1980 un roman qu'il a intitulé «Al fariq». Et que feu Mohamed Aziz Lahbabi, le premier grand nobilisable dans le monde arabe, assistait aux matchs du Moghreb de Fès (Fès).

Toujours est-il que le football et le sport en général sont sources de bonheur, mais aussi de tant de heurts et de malheurs.

Le football et le sport en général, s'ils ne sont pas associés à une once de Culture, voire même de Politique ou d'Economie, malheur affreux- comme disait Rabelais. 

Posté le 15/02/2017 à 21h43 Par Abdelkader El-Aine