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Pourquoi les Marocains n’aiment plus les Lions de l'Atlas?

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L’équipe nationale a concédé le nul (0-0) contre la Mauritanie dans le cadre de la 1ère journée des éliminatoires de la CAN. Une rencontre jouée dans un complexe Moulay Abdellah presque vide. Mais c’est quoi le problème au juste?
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C’est une réalité qui saute aux yeux: les Marocains n’aiment plus leur équipe nationale. Si le divorce entre les Lions de l’Atlas est leur public n’est pas officiellement consommé, il couve. Et le match de ce vendredi 15 novembre, contre la sélection mauritanienne, est venu confirmé cette tendance déjà observée lors des dernières sorties de Lmountakhab à domicile.

Les coéquipiers de Hakim Ziyech ont été tenus en échec par les Mourabitounes pour cette première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations devant un complexe sportif Moulay Abdellah presque vide.

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Certes les poulains de Vahid Halilhodzic n'ont pas reçu un coup de pouce de la météo, mais la raison est bien plus profonde qu’une simple question de pluie et vent, ou même de résultats. L’équipe d’Hervé Renard, pourtant qualifié à la Coupe du Monde 2018 et quart de finaliste de la Coupe d’Afrique des Nations 2017, ne jouait-elle pas dans des conditions similaires?

Pourtant, le Maroc est réputé pour être un pays de grande tradition footballistique. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond alors?

L'explication est claire comme de l’eau de roche: les Marocains ne s’identifient plus à leur équipe nationale. Pire encore, les quelques fans qui investissent les tribunes lors des rencontres des Lions, le font en qualité de supporteurs de clubs où l'identitarisme est plus marqué. Un Ismail Haddad, joueur du Wydad, avec son maillot de l’équipe nationale, sera sifflé à coup sur par les supporters du Raja. Et vice-versa pour un Badr Benoun ou un Anas Zniti.

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Jadis, l’équipe nationale constituait une fierté, un symbole, pour tout le peuple marocain, toutes catégories sociales confondues. Les enfants cherchaient à refaire les gestes techniques des Bouderbala, Dolmi, Timoumi, stars de l’épopée 86, ou encore des Bassir, Hadji, Naybet, Camacho et toutes la génération 98. Aujourd’hui, les Marocains se retrouvent sans repères, sans héros auxquels s’identifier et le font ressentir. 

Par Mohamed Yassir
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