Filinfo

Foot

Vidéo. Exclu360: Viré du Wydad, Zoran Manojlovic règle ses comptes

Zoran Manojlovic, ancien entraîneur du Wydad, s'est livré dans une interview accordée en exclusivité à Le360sport. Il évoque notamment son litige avec Fouad Sahabi, la remontada du Raja et les Winners.

Le 360sport: Vous attendiez-vous à être limogé de votre poste d'entraîneur du Wydad?

Zoran Manojlovic: non, je ne m’y attendais pas. Je me disais que nous jouions bien, que nous étions à un pas des quarts de finale de la Ligue des Champions et puis en Botola nous étions 2es. Ces 6 mois, passés au Maroc, se sont bien déroulés. Je suis heureux et fier d'avoir travaillé dans ce grand club.

Qu’est-ce qui a précipité votre séparation avec le préparateur physique Manaf Nabi et votre adjoint Fouad Sahabi?

C’est simple. Manaf Nabi et moi n’avons pas la même manière de voir le football. Quant à Fouad Sahabi, je l’ai écarté de mon staff à deux reprises. La première fois, parce qu’il a une vision compliquée du jeu. 3, 4 jours avant le match contre le Raja (derby du 23 novembre, 4-4, ndlr), il m’attaque en disant que je ne travaille pas bien et que ma technique est mauvaise. Il me dit, qu’il faut attaquer face au Raja alors que 5 de nos titulaires sont absents. Mais si je suis sa vision, je perdrai sûrement en encaissant 5 ou 6 buts. La deuxième mise à l’écart de Fouad Sahabi remonte à notre match contre l’USMA en Algérie. Il ne m’aidait jamais pendant les entraînements et passait son temps au téléphone. Je ne sais pas ce qu’il disait et cela m’importe peu. Il essayait de nous déconcentrer pendant les échauffements puis il arrivait sur le banc avec 5 minutes de retard. Ce n’est pas normal, il m'a manqué de respect. Lorsque nous dînions tous ensemble, il était occupé à la piscine ou au sauna. Mon CV et le sien ne sont pas comparables. Vous savez qui est le champion, qui a joué la Ligue des Champions, qui est Zoran Manojlovic.

Comment avez-vous vécu l’élimination contre le Raja en 8es de finale de la Coupe Mohammed VI?

Le penalty du Raja est contestable. Si l’on se base sur les nouvelles règles de la FIFA, l’arbitre ne doit pas siffler. Ca a changé le court du match. Mais je suis fière parce qu’en 6 mois, j’ai perdu 3 matchs. Même au Real Madrid et au FC Barcelone, les entraîneurs font pire. Seul Liverpool vient d’une autre planète. Globalement, le Wydad a toujours joué un bon football, il y a des matchs où on a bien joué, mais perdu. Par exemple, contre Berkane ou nous avons été au niveau, mais n’avons pas eu de chance.

Quel regard portez-vous sur la Botola?

La Botola est vraiment relevée. Sincèrement, il n’y a pas de grandes différences entres les grosses et les petites équipes. Tout le monde est fort, malgré le fait qu’il y a peu de buts marqués. Je trouve que la Botola est comparable au championnat portugais, la Liga NOS. Il y a de bon joueurs et de bons coachs. C’est un des meilleurs championnats d’Afrique.

Avez-vous été soutenu par les supporters wydadis?

Les Winners sont à couper le souffle. Ils nous donnent de la force à tous, ils nous encouragent et puis c’est très important d’être poussé par la force de 50.000 personnes. Félicitations à eux et merci de m’avoir soutenu jusqu’au bout.

Quels sont vos plans d’avenir?

Sincèrement, je n’ai pas d’offres pour le moment. Les journalistes angolais me demandent si je veux y retourner parce que je suis entré dans l’histoire. J’ai coaché trois clubs, et atteint les demi-finales de la Ligue des Champions avec le Primeiro de Agosto. Vous savez ce n’est pas simple de remporter le championnat en étant en entraîneur étranger. Certains parlent beaucoup, mais leurs résultats ne sont pas en leurs faveurs. Moi j’ai été joueur et représenté la Yougoslavie au niveau international dans ma jeunesse.

Par Ilyas El Battahi et Abderrahim Et-Tahiri
A
A

Tags /


à lire aussi /

Foot Juan Carlos Garrido
Foot Ligue des champions
Foot Wydad de Casablanca

Commenter cet article
Oups ! il semble que votre name soit incorrect
Oups ! il semble que votre e-mail soit incorrect
Oups ! il semble que votre commentaire est vide

Oups ! Erreur de valider votre commentaire

Votre commentaire est en attente de modération

Retrouvez-nous