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Ligue 1: après un nouveau couac, la "goal-line technology" suspendue en France

Centre d'assistance vidéo à Cologne (Allemagne), le 20 juillet 2017 © Copyright : DR
Le couac de trop pour GoalControl ? La société prestataire en France de la "goal-line technology", qui permet de savoir si le ballon a franchi la ligne de but, est sur la sellette après une série de "dysfonctionnements graves", dénoncés jeudi par la Ligue de football (LFP).
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. Anomalies "inacceptables"

Il n'y aura pas de technologie de la ligne de but ce week-end lors de la 20e journée de Ligue 1. La Ligue de football l'a "suspendue immédiatement et à titre conservatoire" à la suite de "deux dysfonctionnements graves" survenus mercredi en Coupe de la Ligue, lors d'Amiens-PSG et d'Angers-Montpellier.

Dans le premier cas, "la GLT n'a pas fait vibrer la montre de l'arbitre sur le but d'Adrien Rabiot", a énuméré jeudi lors d'une conférence téléphonique avec plusieurs médias le directeur général de la LFP, Didier Quillot. Dans le second, elle "a fait vibrer à tort la montre de l'arbitre alors que le ballon repris par Daniel Congré était passé loin de la ligne de but".

"Ces deux anomalies sont inacceptables, d'autant plus qu'elles surviennent juste après que nous ayons mis en demeure GoalControl". La société allemande, qui est prestataire en France de cette technologie, est en effet sous le feu des critiques. Une ancienne employée de GoalControl, Suzana Castaignede, a créé la polémique en octobre en expliquant dans plusieurs médias qu'il était possible de faire vibrer manuellement la montre des arbitres au cas où le ballon franchirait la ligne sans que le système ne le perçoive.

. Fin du contrat ?

Mi-décembre, la LFP avait déjà tapé du poing sur la table après que l'arbitre de la rencontre Troyes-Amiens eut désactivé la GLT, "pas assez fiable". A la suite de ce nouveau couac, la LFP avait averti qu'elle se réservait la possibilité de résilier le contrat avec GoalControl, prestataire en France jusqu'en 2019 alors que la société rivale britannique Hawk-Eye équipe notamment la Serie A, la Premier League et la Bundesliga.

La LFP réunira son conseil d'administration la semaine prochaine pour décider des suites à donner sur ce point. "Cela peut aller jusque" la dénonciation du contrat, a dit jeudi Didier Quillot, "mais ce n'est pas obligatoire que cela aille jusque là".

Le principe de la GLT n'est en tout cas pas remis en cause. Il s'agit du dispositif tel qu'il existe en France qui pose problème. "Ce n'est pas utile pour les arbitres de démarrer la phase retour avec ce risque technologique-là", estime Didier Quillot, en convoquant le "principe de précaution". "La technologie, il faut que ça marche, ce n'est pas le cas avec la GLT première génération qui est délivrée actuellement par GoalControl".

Cette litanie de "couacs" intervient dans le contexte d'un débat plus global sur la question de l'aide technologique à l'arbitrage, notamment de la vidéo. Les deux sujets sont distincts, mais l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) qui est testée dans les championnats italien ou allemand notamment, n'a été épargnée ni par les accrocs, ni par les débats.

. Quand la VAR sauve la GLT...

Dernier exemple en date: un groupe de supporters de la Lazio Rome a lancé le 20 décembre une action en justice contre un arbitre et son assistant-vidéo, qu'ils jugent coupables de deux erreurs d'arbitrage ayant causé la défaite de leur club contre le Torino début décembre.

Or la Fifa espère que la VAR, qui porte sur 4 cas de figure (but marqué, penalty, carton rouge direct, identité d'un joueur sanctionné), sera utilisée au Mondial en Russie cet été (14 juin-15 juillet). Son président Gianni Infantino en est un des plus ardents défenseurs.

En France, elle sera introduite en L1 à partir de la saison prochaine, si le Board, organe garant des lois du jeu, l'autorise en mars. Elle a été testée à l'occasion des quarts de finale de la Coupe de la Ligue, délivrée par Hawk-Eye.

Et si le Monégasque Adama Diakhaby par exemple a confié que c'était "un peu étrange" et que les joueurs étaient "tentés d'aller voir l'arbitre", c'est notamment elle qui a permis de valider le but d'Adrien Rabiot. Celui que la 'goal-line technology' avait "loupé".

Par Le360 (avec AFP)
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