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Etude: le phénomène des Ultras ou les dérives de l'échec social

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Phénomène des Ultras: un véritable phénomène de société.

Phénomène des Ultras: un véritable phénomène de société.
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Posté le 03/11/2015 à 10h36 par Abdelkader El-Aine (Mise à jour le 03/11/2015 à 11h18)

Kiosque360. Une étude vient jeter la lumière sur le phénomène des ultras en vogue ces dernières années. Constat: ce phénomène constitue un nouveau mode de communication et vise à exprimer les préoccupations des jeunes.

C’est un constat: les études sociologiques et les enquêtes de terrain sur le football au Maroc sont rarissimes. Sur le phénomène de la violence dans les stades, une seule a été réalisée en 2011 par Abderrahim Rharib. Cet enseignant chercheur à l’ENCG Casablanca, et spécialiste de la gouvernance sportive, avait sillonné les quatre coins du royaume pour déterminer le profil du «casseur» et les raisons poussant les supporters des équipes à se livrer à des actes de vandalisme. Rharib a conclu que, grosso modo, l’échec scolaire était derrière la violence et les actes de vandalisme qui émaillent les matchs de football.

Une nouvelle étude vient appuyer cette thèse. Elle est l’œuvre d’Abderrahim Bourkia, chercheur en sciences sociales. «Cette recherche est le fruit d’un travail en commun des supporters les plus représentatifs des équipes de football. Un travail particulier qui reflète l’attachement des jeunes, des moins jeunes et des adolescents qui soutiennent inconditionnellement leurs équipes», souligne, dans son édition de ce jeudi 7 mai, Al Masase qui se fait l’écho de cette recherche.

L’étude, publiée par le Centre marocain des sciences sociales, rapporte que les prémices du phénomène des ultras sont apparues en 2005. C'est ainsi qu'aux «Green boys» et aux «Winners», fans respectivement du Raja et du Wydad de Casablanca,  se joindront par la suite «Black army», fans de l’équipe des FAR. «Ce phénomène constitue un nouveau mode de communication et vise à exprimer les préoccupations des jeunes, issus des couches populaires déshéritées et de la classe moyenne», relève l’étude rapportée par Al Massae, précisant que leur démarche dénote un désir de reconnaissance, y compris par le recours à des moyens violents.

Posté le 03/11/2015 à 10h36 Par Abdelkader El-Aine