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Exclu360: On sait pourquoi Munir a dit non au Maroc

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En 2014 Munir El Haddadi a choisi de jouer pour l'Espagne au détriment du Maroc. Nous sommes en mesure de vous expliquer en exclusivité comment et pourquoi le joueur du FC Barcelone favorisé son pays de naissance plutôt que celui de son père. Révélations...
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C’est en 2014 que Munir El Haddadi prend la décision de porter le maillot de la Roja. À l’époque, il est dit que l’espoir du FC Barcelone a opté pour la Fédération la plus prompte à lui proposer de la rejoindre. C’est un mensonge concerté. La réalité est tout autre…

Choisir pour quelle sélection jouer est un choix qui peut se révéler difficile quand on est à peine majeur et que l’entourage prêche pour telle ou telle paroisse. C’est la situation dans laquelle s’est retrouvée Munir El Haddadi il y a quatre ans, lorsqu’il a dû se positionner entre le Maroc et l’Espagne.

Et c’est au cours d’un repas mêlant famille et amis, que le Barcelonais a opté en faveur de la Roja. Mais pourquoi?

Certes l’Espagne est une sélection renommée, championne d’Europe (2008) et du Monde (2010). Et Munir a fait ses classes dans toutes les catégories de jeunes de la Roja, en plus d’être né sur le territoire espagnol. Ces éléments, loin d’être anodins, permettent de comprendre son orientation. Oui mais voilà, Munir est Marocain par son père, et ce dernier rêve de voir son fils porter la tunique des Lions de l’Atlas.

Autour de la table lors du fameux repas, se trouvent Munir El Haddadi, son père, la petite amie du joueur, la star marocaine RedOne et des amis, ainsi qu’Ibrahim Afellay. C’est ce dernier, coéquipier néerlando-marocain de Munir au Barça, qui va jouer un rôle déterminant dans le destin du jeune El Haddadi, dixit un témoin de la scène.

Jadis sondé par la Fédération royale marocaine de football, Afellay avait réclamé de l’argent pour porter le maillot des Lions. Son interlocuteur lui avait alors laissé entendre que son souhait serait exaucé et qu’il pouvait déjà se préparer à une prochaine convocation pour défendre les couleurs du Maroc. Or, à l’époque, la FRMF était dirigée par  le général Hosni Benslimane pour qui le patriotisme ne se monnaie pas. Il a donc opposé un Niet catégorique à la requête d’Afellay. Ce dernier, se sentant floué par l’intermédiaire qui s’était trop avancé, a vite jeté son dévolu sur les Oranje. Il a aussi gardé une rancune contre le football national. Le natif d’Utrecht a donc mis beaucoup d’ardeur, lors de ce fameux repas, pour convaincre Munir El Haddadi de ne pas opter pour le Maroc. La copine de Munir a abondé dans le même sens qu’Afellay.

Information savoureuse : le frère d’Ibrahim Afellay a longtemps été rétribué par la Fédération royale marocaine de football pour repérer aux Pays-Bas les binationaux susceptibles de rejoindre les Lions de l’Atlas.

Forcément influençable, l’intéressé, 19 ans, se retrouve face à un choix cornélien: satisfaire le désir profond de son papa ou écouter son coéquipier et sa petite amie, les deux s’étant ligués pour orienter son choix. Toujours selon notre témoin, Munir est alors perdu, il ne sait plus quoi faire, et manifeste son désarroi en se prenant la tête à deux mains. 

Il décide par la suite de répondre aux sirènes espagnoles au grand dam de son père Marocain, lequel finira par lâcher: “J’ai un autre fils, et lui jouera pour le Maroc”.

 

 

 

Par Le360sport
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