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L'enfer du décor. Talib et le DHJ: ces dirigeants ingrats!

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De mémoire, c'est le divorce le plus heureux du football marocain. Jamais séparation, après des années de bonheur, n'a été aussi cordiale. Et pourtant…
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Respect, estime et cordialité étaient de mise pour acter la séparation d'Abderrahim Talib avec le Difaâ Hassani El Jadidi (DHJ). D'un commun accord, et dans le strict respect des desiderata du coach, les deux parties se sont quittées le sourire aux lèvres.

C'est Talib lui-même qui a demandé à être déchargé de sa fonction. Arguant qu'il devrait subir une opération chirurgicale du genou. “Je dois effectuer une opération chirurgicale du genou, puisque les douleurs que je ressens influent sur mon travail (...) je devais normalement subir cinq opérations”, a-t-il affirmé.

Les dirigeants du club doukkali, qui, du reste vouent estime et considération à Talib, ne pouvaient le contrarier. Même si son départ risque d'être coûteux au club (le président du DHJ s'est envolé, dimanche 28 octobre, pour la France afin de négocier avec un entraîneur en vue de l’enrôler). Ce lundi 29 octobre, l'on apprend que c'est chose faite.

Ceux qui ont eu l'occasion de connaître de près Talib, savent que cet homme, par ailleurs très pieux, a usé de faux-fuyants pour justifier son départ du DHJ. Il n'a pas dit la vérité. Et les larmes qu'il a versées au moment de plier bagages sont édifiantes.

S'il a choisi de jeter l'éponge, en y étant acculé par les dirigeants du DHJ, ce n'est guère par esprit mercantile, un désir de sauver la face... Car il aurait pu attendre qu'on le limoge et exiger par la suite réparation. D'autant plus qu'il n'y a pas le feu à la maison et les résultats de l'équipe ne sont pas (vraiment) en sa défaveur.

Talib a beaucoup apporté à ce club, créée en 1956, mais dont la vitrine est toujours quasi vide, si l'on excepte une coupe du Trône. Pour autant, le Difaâ a toujours été un grand pourvoyeur de talents. Entre autres, feu Baba dont le but face à la Guinée lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations en Éthiopie, en 1976, a offert au Maroc sa première et seule CAN.

Abderrahim Talib a dit, un jour, en off: “Le DHJ n'a pas de chance”. Certes, se situant dans la Chaouia, l'une des plus riches régions du royaume, El Jadida ne l'est pas malheureusement. N'est-ce pas Pascal Boniface qui estime que le développement du foot est intimement lié à l'essor socio-économique de la région dans laquelle il s’exerce?

Sous la houlette de Talib, le DHJ a “vendu” à prix d'or pas mal de joueurs, dont Walid Azaro. Gentleman qu'il est, Talib n'a jamais opposé son veto quant à l'ambition d'un joueur de partir sous d'autres cieux pour s'améliorer, et assurer en même temps son avenir. Ni à celle du club de revigorer sa trésorerie défaillante. Un coach autre que lui, ayant l'obligation du résultat, aurait objecté ou, du moins, demandé à recruter des joueurs.

Par manque de gestion réfléchie, les dividendes du DHJ, engrangés grâce aux transferts juteux de joueurs, ont commencé à s'épuiser, surtout après l'élimination en quart de finale de la Coupe du Trône et de la Ligue des Champions africaine. Il fallait, donc, que quelqu'un en endosse la responsabilité. Et qui mieux que l'entraîneur pour être désigné comme tête de turc?

Vendredi 26 octobre, au stade El Abdi, lors du match DHJ-Olympique de Safi (0-0), les supporters ont exprimé leur mécontentement en brandissant des banderoles et en scandant des slogans hostiles aux dirigeants. Il est à craindre que la colère des fans jdidis ne soit exacerbée lors des semaines et des journées à venir. Et les responsables vont devoir rendre des comptes. Cette fois, sans contour, ni ambages. Parce que ce sont leurs têtes qui vont être réclamées.

 

Par Abdelkader El-Aine
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1 commentaires /

  • El ouafi
    Le 06 Nov. 2018 à 15h56
    L'article contient deux fausses informations a rectifier:la premiere en disant (feu Baba) l'international marocain Ahmed magrouh dit Baba est toujours en vie on le confond souvent avec l'autre Baba le bidaoui.La deuxieme est que El jadida fait partie de la region Casablanca-Settat et non a la dite chaouiya.
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