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Vidéo. Quand Amine Harit évoque son amour pour le Maroc

Amine Harit s’est longuement confié lors d'une interview accordée à Players Tribune sur son enfance, son choix de sélection et sa relation avec le Maroc...

Dans une interview accordée a The Players Tribune, une plateforme médiatique américaine qui fournit du contenu écrit par des athlètes professionnels, le jeune prodige du football marocain, Amine Harit, a répondu à toutes les questions en anglais. Le Lion de l’Atlas est revenu sur une partie de son enfance, son choix de jouer pour le Maroc plutôt que la France et ses objectifs en sélection.

Harit démarre l’interview en s’adressant directement aux lecteurs. L’international marocain veut  parler de lui, pour être mieux compris.

"Je veux te parler de moi car je sens que peut-être vous ne me connaissez pas aussi bien en ce moment. Mais vous le ferez un jour. Je vais m'assurer de ça. Et quand vous le faites, vous pouvez vous souvenir de cette histoire et dire des faits amusants sur moi pour impressionner les gens autour de vous."

Sur son enfance, Amine Harit livre les détails du contexte familial. "Mon père travaillait à l'hôpital et ma maman était secrétaire. Mais des fois ce n'était pas assez. Je me souviens que certains soirs au moment de dîner, il n'y avait pas grand chose car on devait économiser pour payer le loyer. Dans ces instants vous comprenez que la vie n'est pas toujours facile. Ça me donne un but, une motivation, en tant que footballeur."

Puis le Marocain enchaîne avec ses souvenirs d'enfance: "Mon père, ma mère, mon frère et ma sœur et moi avons tous vécu ensemble dans une petite maison. Ils étaient mon équipe, mon tout. À Pontoise, vous avez besoin de votre équipe. Au début des années 2000, ce n’était pas la ville la plus sûre. Mes parents ne voulaient pas que mon frère et moi jouions trop loin de chez nous. Dès qu'on s'éloignait, ma mère sortait et criait."

L'évocation de l'adolescence lui donne l'occasion de révéler des anecdotes: "Mon école fermait à six heures tous les soirs, et la plupart des parents venaient chercher leurs enfants. Mais j'ai obligé maman à me laisser rentrer seul à la maison. Parce que je voulais être dur. Au lieu de rentrer chez moi, le soir, je me rendais sur le terrain. J'avais ces vieilles chaussures de football que je laçais autour de ma cheville quatre ou cinq fois. J'avais l'air ridicule."

Questionné ensuite sur son choix en faveur du Maroc plutôt que la France dont il a porté le maillot en Espoirs, Harit explique: "J'ai entendu des gens dire que j'avais choisi le Maroc parce que c'était plus facile. Comment dire... J'aime la France, mais le Maroc… les Marocains, ce sont aussi mes gens. Je ressens cette connexion au pays que je ne peux pas expliquer. La France m'a tellement donné, mais ma famille est tout pour moi. Et ils sont marocains. Mes grands-parents, mes tantes, mes oncles, mes cousins - beaucoup vivent encore au Maroc. Alors, quand j'ai dû choisir pour qui je voulais jouer, je me suis senti redevable envers ces gens."

Enfin, il révèle à ses interlocuteurs le moment le plus fort de sa carrière: "Il en faut beaucoup pour m'émouvoir. Mais quand je jouais pour l’équipe nationale et que nous avons battu la Côte d’Ivoire 2–0 pour nous qualifier pour la coupe du monde… j’ai pleuré des larmes de joie et à notre retour au Maroc, le soutien que nous avons eu à notre arrivée était tellement incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Je le veux encore. Je le veux un million de fois."

 

 

 

 

 

 

 

Par Oussama Zidouhia
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