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La grogne des cyclistes interpelle Talbi Alami

Cover Vidéo... Mohamed Belmahi s'exprime sur la 30e édition du tour du Maroc

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Posté le 15/04/2018 à 23h50 par Ismail El Fassi (Mise à jour le 16/04/2018 à 00h19)

Kiosque360. Le retrait de cyclistes marocains du Tour du Maroc fait bouger le ministère de tutelle, qui demande des explications officielles à la fédération de cyclisme..

Le retrait des deux équipes nationales de cyclisme, A et A', du tour du Maroc ne passera pas sans laisser de trace. Les coureurs marocains ont, pour rappel, jeté l’éponge avant le début de la 8e étape de la 31e édition du Tour du Maroc. Une rencontre a, tout de suite, été organisée entre le président de la Fédération royale marocaine de cyclisme, Mohammed Belmahi, et les membres des deux équipes nationales. Sauf que la rencontre n’a abouti à rien. Selon le quotidien Al Massae, daté du 16 avril, le ministère de la Jeunesse et des sports a demandé des explications officielles à la FRMC.

Nos confrères d’Al Massae rappellent aussi que les cyclistes marocains ont été suspendus par la fédération et seront renvoyés devant la commission disciplinaire. Pour Adil Jelloul, le capitaine de l’équipe nationale, la principale raison de ce retrait c’est la marginalisation qu’ils ont subie de la part de la fédération.

«Nous arrivons au Tour du Maroc avec un moral au plus bas, en l’absence d’encouragements. Nous n’avons même pas de vélo, ni des vêtements spéciaux pour l’hiver, ni des pièces de rechange, ni même un maillot unifié pour nous tous», s’indigne le capitaine de l’équipe nationale dans les colonnes d’Al Massae. Ce dernier explique que leur action avait pour principal objectif d’informer les responsables du sport national de la situation à la FRMC. Les cyclistes marocains ont utilisé d’ailleurs leurs propres vélos.

Du côté des rémunérations, Adil Jelloul rappelle que pour les anciennes éditions du Tour du Maroc, les coureurs marocains touchaient une prime de 20.000 dirhams. Celle-ci a été réduite de moitié, selon le capitaine. Pis encore, cette prime est transférée avec trois mois de retard. «Si un cycliste parle pour avoir ses droits, la fédération le suspend. C’est ce qu’ils avaient fait avec moi en 2016», regrette Adil Jelloul.

Posté le 15/04/2018 à 23h50 Par Ismail El Fassi