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Le «scandale des cyclistes» fait le tour du Maroc

Belmahi et Cyclistes

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Posté le 18/04/2018 à 00h08 par Mohammed Ould Boah (Mise à jour le 18/04/2018 à 00h33)

Kiosque360. L'affaire des cyclistes marocains, qui ont attendu jusqu’au début du 31e Tour du Maroc pour se retirer et étaler sur la place publique les différends qui les opposent à leur fédération, a fait le tour des médias de la place. Tour d’horizon.

Ils sont quasiment une vingtaine de coureurs cyclistes à avoir fait le buzz cette semaine. Pourtant, contrairement à de nombreuses autres fédérations sportives, celle du cyclisme a réalisé de très bons résultats. Les cyclistes marocains ont en effet régulièrement dominé plusieurs tours africains ou arabes, soit y ont accédé au podium (Gabon, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Cameroun, Jordanie…). Sauf qu’ils n’ont jamais été retribués à leur juste valeur de la part de la fédération dirigée par Mohamed Belmahi. C’est du moins ce qu’ils affirment.

Ainsi on peut lire dans les colonnes d’Al Ahdath Al Maghribia de ce 18 avril que les champions marocains du vélo ont affirmé en chœur, lors d’une conférence de presse qu’ils ont tenue, ce lundi, pour donner les raisons de leur retrait de la compétition, qu’ils ne gagnent, en tout et pour tout, que 70 DH par jour, soit quelque 2100 DH par mois. Pire, toujours selon eux, la fédération de cyclisme ne s’occupe même pas de leur équipement, qu’ils doivent se payer eux-mêmes sur leur maigre revenu : maillots, vélos, casques…

Selon Al Massae, la rupture entre les cyclistes et les dirigeants fédéraux a aujourd’hui atteint un point de non-retour. Les coureurs pointent du doigt la mauvaise gestion du président de la Fédération royale marocaine de cyclisme, qui vient de les accuser, à son tour, d’avoir «trahi la nation» en refusant de prendre part au 31e Tour du Maroc.

Répondant à leur façon à cette grave accusation, Assabah rapporte que les boycotteurs du Tour du Maroc ont ouvert leur conférence de presse de lundi dernier en entonnant l’hymne national devant les nombreux journalistes présents.

Après avoir attiré l’attention sur ce qu’ils appellent leurs «souffrances», les protestataires font du départ de Belmahi de la présidence de la FRMC, une condition sine qua, disent-ils, pour le sauvetage de la «petite reine». Sur cette dernière exigence, rapporte Al Akhbar de ce 18 avril, ils affirment qu’aucun rétropédalage de leur part n’est plus possible.

Posté le 18/04/2018 à 00h08 Par Mohammed Ould Boah