Adil Azeroual

Mondial 2030: depuis Sebta, Rafael Louzán pousse pour la finale et s’aventure sur le terrain politique
À Sebta, Rafael Louzán n’a pas parlé que de football. Le patron de la Fédération espagnole a mêlé revendication politique, annonce d’un futur match de la Roja et offensive pour accueillir la finale du Mondial 2030. Un mélange des genres assumé qui place le football espagnol sur un terrain de plus en plus politique face au Maroc, pourtant partenaire de l’Espagne pour 2030.
Mondial 2030: Louzan et De la Fuente à Sebta, le football espagnol se politise au plus haut niveau
Partenaire du Maroc dans l’organisation du Mondial 2030, l’Espagne multiplie pourtant les signaux politiques à l’égard de son voisin. En pleine campagne pour arracher la finale à Casablanca, le président de la RFEF, Rafael Louzan, et le sélectionneur de la Roja, Luis de la Fuente, se rendent ce vendredi à Sebta. Un déplacement lourd de symboles qui achève de faire voler en éclats la frontière entre football et politique.
Botola: et si on commençait par réformer la LNFP?
Après avoir agité pendant plusieurs semaines le projet d’une Botola à 20 clubs, la LNFP a finalement dû se résoudre à maintenir les deux divisions professionnelles à 16 équipes, conformément aux règlements en vigueur. Cet épisode pose désormais une question plus profonde que le format du championnat: et si, avant de réformer la Botola, il fallait commencer par réformer la Ligue elle-même, sa gouvernance, son organisation et son mode de fonctionnement?
Botola: pendant que le monde joue, l’obsession des 20 clubs bouscule le règlement
Alors que les championnats du monde entier ont repris ou s’apprêtent à le faire, la Botola attend toujours son coup d’envoi. Un retard qui intervient au moment où la LNFP veut bouleverser le format de la compétition, en passant à 20 clubs et en annulant les relégations de la saison dernière. Une course contre la montre qui se heurte à plusieurs dispositions du règlement de la FRMF et pose la question du respect des règles censées encadrer un championnat qui se veut professionnel.
Botola à 20: le vote divise les présidents de clubs, la réforme bute sur l’absence d’unanimité
Une réunion particulièrement houleuse a opposé, ce lundi 17 août, les présidents des clubs professionnels à la LNFP autour du projet d’une Botola à 20 équipes. Si 17 clubs ont voté en faveur de l’élargissement, sept s’y sont opposés et trois se sont abstenus. Une absence d’unanimité qui, selon des sources concordantes, empêcherait la réforme de passer à l’étape suivante et d’être soumise au Comité directeur de la FRMF.
Botola Pro: juridiquement, qui peut réellement décider de passer à 20 clubs?
Alors que la LNFP doit se réunir ce lundi pour discuter d’un possible élargissement de la Botola Pro, la question ne se limite pas à l’opportunité sportive d’une telle réforme. Les textes qui régissent le football marocain encadrent précisément les compétences de la Ligue, du Comité directeur de la FRMF et de son Assemblée Générale. Et le passage de 16 à 20 clubs ne peut se décider d’un simple trait de plume.
Botola: la vérité n’est pas dans le 20
Dans un football marocain qui rêve de grandeur à l’horizon 2030, l’idée d’une Botola à 20 clubs gagne du terrain. Présidents, entraîneurs et désormais UMFP défendent l’élargissement du championnat. Mais avant d’ajouter quatre équipes, encore faudrait-il se demander si le véritable problème de notre ligue domestique se trouve dans le nombre de ses clubs.
Botola à 20 clubs: après certains présidents et entraîneurs, l’UMFP soutient à son tour un projet sans fondements solides
Après plusieurs présidents et entraîneurs, l’UMFP rejoint les partisans d’une Botola à 20 clubs. Son communiqué intervient à la veille d’une réunion de la LNFP avec les dirigeants des clubs de D1 et D2, où la question de l’élargissement du championnat devrait occuper une place centrale.
Finale du Mondial 2030: la «menace marocaine», une aubaine pour l’Espagne qui évite de trancher entre Madrid et Barcelone
À mesure que Casablanca s’impose comme une candidate crédible pour accueillir la finale du Mondial 2030, le Maroc est devenu l’adversaire commun idéal en Espagne. Une menace extérieure qui permet surtout de reléguer au second plan une bataille bien plus embarrassante: celle qui oppose Madrid et Barcelone pour décrocher le match le plus convoité de la compétition.
Mondial 2030: la cabale de la peur
Le message est toujours le même: si Casablanca obtient la finale de la Coupe du monde 2030, ce ne sera pas grâce à son dossier.