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Had Soualem, le tube de la Botola

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Had Soualem ne restera pas toute la saison leader de ce GNF1, mais sa réussite valide sa stratégie et ses idées, qui gagnent à être généralisées.
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C’est une histoire magnifique, comme seul le foot peut en produire. Le Chabab Riadi Soualem vit un rêve. Il est sur un nuage. Deux matchs, deux victoires, six buts marqués et zéro encaissé, une place de leader incontesté après deux journées.

C’est extraordinaire parce qu’on parle du club le plus jeune de l’élite, créé seulement en 1984. On parle aussi du club au plus petit budget, qui évoluait il y a encore quelques saisons dans le championnat amateur, loin des lumières.

Il ne faut bien sûr pas s’enflammer. Le club de Had Soualem, qui découvre l’élite, n’a d’autre objectif que le maintien. Son arrivée en GNF1 est en soi un exploit. Il faut donc éviter de trop se projeter. Mais ce qui arrive à ce club familial, tranquille, mérite d’être relevé et exalté. Parce qu’il est rare et original.

Pour résumer, Had Soualem est ce qu’on appelle un club de banlieue, sans grands moyens mais avec de vraies idées. L’une de ces idées est de faire confiance au même entraineur. Redouane El Haimeur est là depuis une dizaine d’années. C’est le recordman national.

El Haimeur, ancien latéral gauche émérite du Raja de Casablanca, s’est reconverti en toute discrétion en coach. En tant qu’entraineur, et en dehors de deux piges à Berrechid et au Chabab de Mohammedia, il n’a pratiquement connu que Had Soualem.

Contrairement à d’autres promus, le club a misé sur le même entraineur et gardé la même ossature. Les deux ont eu le temps de grandir au fil des saisons et des montées successives, d’abord en GNF2, ensuite en GNF1.

A l’intersaison, ils ont signé quelques joueurs expérimentés en fin de contrat, généralement repérés dans les divisions inférieures (comme l’excellent Belmaachi, transfuge de l’IZ Khémisset), ou parmi les revanchards qui n’ont jamais eu leur chance en GNF1 (le cas de Bahja, qui a longtemps ciré le banc au Wydad.

L’amalgame entre ces recrues et les anciens a pris. Parce qu’ils sont tous traités sur un même pied d’égalité (des petits salaires mais qui tombent sans retard, à la fin du mois.
Parce qu’il y a un entraineur qui a un vrai plan de jeu (il n’y a qu’à voir la manière dont son équipe a balayé les FAR de Rabat et le MAS de Fès). Et parce qu’il y a un climat général fait de stabilité et de quiétude qui entoure le club de Soualem.

Bonne route donc à ce club jeune et dynamique, sérieux et travailleur, qui apporte un vrai vent de fraicheur à cette reprise mollassonne de la Botola. Had Soualem ne restera pas toute la saison leader de ce GNF1, mais cette équipe joue sans peur et sans complexe. Sa réussite valide sa stratégie et ses idées, qui gagnent à être généralisées.

A bon entendeur!

Par Footix marocain
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Merci Tétouan!


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