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Messieurs les arbitres, sortez vos cartons!

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Nos arbitres doivent encore apprendre à sortir des jaunes et des rouges devant les garçons bouchers qui gâchent, en toute impunité, les meilleurs matchs de la Botola.
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Trop, c’est trop. On va finir par croire que les arbitres ont peur des joueurs. C’est le monde à l’envers. D’habitude, c’est les joueurs qui craignent les arbitres: parce que le moindre écart, faute directe ou répétée, actes d’anti-jeu, ils peuvent prendre un carton jaune ou rouge.

Pour la Botola, c’est plutôt l’inverse, avec des arbitres qui ont peur de sanctionner les joueurs. C’est incompréhensible. Et c’est dommage parce que cela nous empêche de voir des matchs plus fluides, avec plus d’allant offensif et plus de buts.

Prenez un match comme MAS–Wydad (O-1), disputé samedi à Fès. La partie démarre tambour battant avec une circulation de balle rapide et des percées incisives, surtout du côté du Wydad. L’odeur du but rode, et les hôtes semblent très nerveux: ils multiplient les fautes et durcissent le jeu. Et puis, le pire arrive…

On joue la 20ème minute quand Walladi, défenseur du MAS, se fend d’un tacle glissant extrêmement dangereux. La faute est grosse comme une montagne. En direct, cela ressemble à un attentat. Réaction de l’arbitre, M. Reddad: carton rouge pour le joueur du MAS. Quoi de plus logique!

Seulement voilà, les joueurs fassis courent vers l’arbitre, emmenés par leur capitaine, et ça discute, ça discute… Au lieu de faire reprendre le jeu, ou de distribuer un ou deux jaunes pour calmer immédiatement les esprits, l’arbitre tergiverse et finit… par aller consulter la VAR. Et là, au lieu de confirmer un rouge logique, il le retire et met un jaune au joueur du MAS, tout heureux d’échapper à une expulsion directe et méritée.

Conséquence: au lieu de protéger le jeu offensif en sanctionnant le jeu dur, la «gentillesse» de l’arbitre ouvre la voie à tous les coups possibles. Dans les minutes qui suivent, un nouveau défenseur du MAS découpe un joueur adverse, l’arbitre ne bronche même pas. Ni rouge, ni jaune, rien. Incroyable!

La suite, hélas: un match définitivement fermé à double tour. Le premier qui marque gagne, fatalement. Et c’est ce qui est arrivé. Le Wydad a été tout heureux d’ouvrir le score sur un contre heureux, avant de fermer la boutique et de garer un bus devant le gardien Tagnaouti.

Voilà comment, au lieu d’assister à un match ouvert, plaisant, avec des buts, des occasions et des belles phases de jeu, nous avons vu un petit match sans saveur, haché, avec des défenseurs qui taclent plus qu’ils ne jouent, et des attaquant qui ne pensent qu’à éviter les blessures…

On vous fait un dessin? Non, ce n’est pas la peine.

Alors un petit mot, pour finir. Avant, nos arbitres avaient peur de siffler des penalties ou d’accorder des buts à la limite du hors-jeu. Aujourd’hui, non. Ils ont fait des progrès, grâce aux consignes de la fédération et grâce, surtout, à l’arrivée de la VAR. Dieu merci.

Mais il leur reste un détail à soigner, et il est de taille: sévir contre le jeu dur. Ce qui revient à protéger les attaquants et à encourager le jeu offensif. Allez messieurs, sortez vos cartons, les jaunes et les rouges quand il le faut.

Y en a marre de ces défenseurs-bouchers qui arrivent à finir leur match sans carton, alors qu’ils ont multiplié, 90 minutes, les tacles dangereux et les tampons en toute impunité.

Par Footix marocain
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