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Tout le monde mange ou personne ne mange!

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Ne ratez pas la toute nouvelle série qui revient sur la corruption qui ronge le football mondial et le fait ressembler à un gigantesque marché de dupes.
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Il arrive que la réalité dépasse la fiction. C’est ce qu’on dit et c’est vrai. Rappelez-vous du scandale du Fifagate en 2015, la plus grande affaire de corruption dans l’histoire du football mondial. Plusieurs dirigeants de la FIFA sont alors arrêtés. Rétrocommissions et ristournes entre bons amis, malversations, pots de vin, petits cadeaux, primes réelles ou fictives, évasion fiscale, blanchiment, réseautage, etc.

On parlait alors d’un pactole avoisinant les 150 millions de dollars partis dans les poches des uns et des autres. Elections truquées ou arrangées, contrats publicitaires, attributions de l’organisation du Mondial contre des «valises d’argent», tirages au sort arrangés, etc.

Le scandale frappa jusqu’à la tête de la FIFA, Sepp Blatter, éjecté de son trône après un «règne» de 17 ans. Et encore, on disait à l’époque que les révélations ne concernaient que la partie émergée de l’iceberg…

Cinq ans plus tard, les scénaristes se sont emparés de cette gigantesque arnaque. Quoi de plus logique. Nous avons là tous les ingrédients d’un scénario sur la mafia. Sauf qu’il n’y a pas de sang, pas de mort. Ce qu’on tue ici, c’est l’esprit sportif, l’éthique, les consciences…

La narration est conduite par deux personnages. Le premier s’appelle Julio Grondona, patron du football argentin (souvenez-vous de ses nombreuses polémiques avec Maradona), fils spirituel de Joao Havelange et numéro deux de la FIFA. Mort en 2014, c’est lui le cerveau de l’organisation. Il distribue les cartes et règne en maitre absolu sur le football sud américain.

Mais le vrai personnage central est un certain Sergio Jadue, l’homme par qui le scandale arrive. Jeune président d’un petit club chilien, il est parachuté à la tête de la fédération de son pays suite à des élections truquées. Fourbe et menteur, celui que tout le monde veut manipuler va s’avérer plus malin que prévu. Il monte dans l’échelle des valeurs/voleurs et finit, à coups de petits arrangements, par réaliser le rêve de sa vie. Obtenir que le Chili accueille la Copa America…et la gagne.

Mais Sergio se fait piéger par le FBI et c’est par lui que tous les mafieux du football sud américain, voire mondial, tombent comme des mouches, les uns après les autres.

Cette histoire qui repose sur des faits avérés, confortera ceux, bien nombreux, qui pensent que le football est joué par des artistes… et dirigé par des requins et des loups. La corruption est à ce point répandue qu’elle devient fascinante.

C’est le vieux Julio Grondona qui le dit, à un moment donné, au jeune Sergio: «Tout le monde mange ou personne ne mange!». Traduisez: pour que le système mafieux puisse fonctionner, il faut que tous y mettent la main, sans exception. Unis dans le crime, en somme.

Mais, comme le dit un autre personnage, «être au sommet ne signifie pas qu’on ne peut pas tomber, il suffit d’un croche-patte». Et quand quelqu’un tombe, il entraine tous les autres dans sa chute. C’est exactement ce qui est arrivé quand le scandale éclata en 2015…

Vous l’avez compris, cette série qui s‘appelle «El Présidente», et qui vient tout juste d’être publiée sur les plateformes d’Amazon, est à ne pas rater. Cette histoire véridique est un cauchemar. Après l’avoir vue, vous ne pourrez plus regarder un match de Coupe du monde de la même façon.

Dur, dur, de continuer d’aimer le foot après avoir jeté un œil sur cet envers du décor peuplé de vieillards libidineux, crapuleux, dont le pouvoir et la puissance dépassent parfois ceux des plus grands chefs d’Etat.

Par Footix marocain
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