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Jamal Sellami est-il l’homme de la situation?

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Pour remplacer Patrice Carteron, remercié ce lundi 11 novembre, la direction du Raja de Casablanca a rapatrié Jamal Sellami. L’ancien joueur des Verts, champion d’Afrique avec la sélection locale, a un passif honorable en clubs, mais pas si étincelant.
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Le Raja de Casablanca connaît un début de saison mi-figue, mi-raisin. Si sur la scène arabe et africaine le club casablancais tient son rang en se hissant en phase de poules de la Ligue des Champions de la CAF et en huitièmes de finale de la Coupe Mohammed VI (Coupe arabe des clubs champions, ndlr), au niveau local, il peine à imposer sa loi.

Le vice-champion de l’exercice 2018-2019 a essuyé son premier revers de la saison contre le Youssoufia Berrechid (3-2), samedi dernier, et a quitté la Coupe du Trône dès le stade des seizièmes de finale après sa défaite face au promu le RCAZ (2-3).

Deux échecs qui ont conduit la direction des Verts à se séparer de leur entraîneur Patrice Carteron. L’annonce a été faite ce lundi 11 novembre via le site officiel du Raja. Pour le remplacer, Jawad Ziyat a nommé une ancienne gloire du club: Jamal Sellami. Le vainqueur du Championnat d’Afrique des Nations 2018 (CHAN) avec la sélection marocaine locale sera assisté par Youssef Safri, un autre enfant du club, qui retrouve ainsi ses fonctions d’entraîneur-adjoint (il a assuré ce poste de 2017 à 2019, ndlr).

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S’il n’en est pas à sa première expérience en clubs, Sellami s’est fait un nom essentiellement grâce à son sacre avec les Locaux. Passé par le Difaâ d’El Jadida (2008-2009 puis 2015-2016), le Hassania d’Agadir (2010-2011) et le FUS de Rabat (2011-2015), l’homme de 49 ans a toujours un palmarès vierge.

Lors de la saison 2008-2009, il a conduit une belle génération du DHJ (Reda Ryahi, Khalid Oussiagh et autres Adil Saassaa) à une qualification historique en Ligue des Champions de la CAF après avoir terminé dauphin du Raja. Mais cette première campagne africaine du Difaâ en C1 s’est arrêtée dramatiquement dès le premier tour après une défaite contre les Libyens d’Al Ittihad Tripoli (1-1 à l’aller, 1-1 au retour, 4-3 t.a.b). 


Après un cours passage à la tête de la sélection nationale en tant qu’adjoint, il rejoint le HUSA. Avec les Soussis, il termine la saison à la 9e place et quitte Agadir par la petite porte pour signer au FUS. Avec le club de la capitale, il réédite l’exploit réalisé avec le DHJ et finit à la deuxième place après un beau duel à distance avec le Moghreb de Tétouan.

Pour sa deuxième participation en Ligue des Champions, il fait mieux qu’avec les Doukkalis, mais échoue aux pieds de la phase de poules en perdant contre les Ivoiriens de Séwé Sports de San-Pédro.

Reversé en Coupe de la CAF, le FUS atteint la phase de groupes après sa victoire contre l’autre club de Rabat, l’AS FAR (4-3). Dans un groupe composé du Club Sfaxien (Tunisie), du Stade Malien (Mali) et de Saint George SA (Ethiopie), les Fussistes terminent à la 3e place.

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À la fin de son aventure rbatie, Sellami tente un come-back à El Jadida, mais sa saison est cauchemardesque. Le DHJ se maintient difficilement en première division (13e avec 34 points).

Sellami accepte ensuite l’offre de la Fédération royale marocaine de football et prend les commandes de la sélection nationale locale. La suite, elle, tout le monde la connaît: un titre de champion d’Afrique en 2018.

En cette période de flottement, le Raja a besoin d’un homme comme Sellami pour retrouver un peu de stabilité, mais Sellami a lui aussi besoin du Raja pour remporter enfin un titre en club.

Par Mohamed Yassir
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