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E-sport au Maroc, mode d'emploi

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L'E-sport, vous en avez sûrement entendu parler, si vous n’êtes pas déjà adepte. Mais qu'est-ce que ce drôle de sport qui affole les foules? Présentation.
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Une multitude de ligues professionnelles, 400 tournois par an dans 43 disciplines, des millions de followers par joueur…L'e-sport est bien plus qu’une affaire de jeux vidéo, c’est une industrie en plein essor.

Si l’on se penche sur ce secteur nouveau, mais déjà très populaire, c’est parce que ce 23 novembre marque la Journée mondiale du jeu vidéo. Tablette, ordinateur, smartphone, console, rien ni personne n’y échappe.

Aujourd’hui, la Fédération Internationale de Sport Électronique (ESIF) organise régulièrement des compétitions diffusées en live dans plusieurs pays. Elles mettent à l’honneur des jeux devenus cultes comme League of Legends, Street Fighter ou encore FIFA.

Si l'e-sport n’est pas une pratique sportive basée sur l’effort et la performance physique, il partage des facteurs communs avec les sports dits, plus conventionnels. La structuration d’équipes qui sont encadrées par des entraîneurs et autres préparateurs mentaux, l’utilisation d’équipements et matériels technologiques, l’organisation de tournois sous la tutelle de ligues professionnelles, l’utilisation de calendriers pour les compétitions de l’année, présence d’un staff arbitral..

Mais qu’en est-il des prix? C’est incroyable. L'e-sport aurait, selon des statistiques, réalisé plus de 1,5 milliard de dollars de revenus en 2017. C’est 26% de plus que l’année précédente.

Et l’audience? Elle, atteint approximativement 665 millions de spectateurs pour plus de 15 milliards d’heures de visionnage. C’est bluffant!

Et le Maroc? En 2017, une première ligue professionnelle d’e-sport est née au pays. L'Inwi e-League, a été fondée par l’opérateur téléphonique en partenariat avec AREA 12 et Moroccan Gaming Evolution (MGE). Objectif? Faire émerger des talents afin de représenter le Maroc aux championnats du monde.

"J'ai débuté ma carrière pro dans le jeu-vidéo à partir de ma 4e année de mon cursus universitaire", raconte à la MAP Younes Sakaly, le manager général de World Gaming Federation (WGF)-Maroc, une plateforme de rassemblement des amoureux d'e-sport.

"Depuis juin 2017, nous avons organisé plusieurs compétitions avec les plus gros cashprizes en Afrique y compris les qualifications Morocco LoL Cup et Orange E-gaming weekends qui ont vu leurs grandes finales organisées lors de l'Africa Game Show, tenue les 18 et 19 novembre 2017 à Casablanca", poursuit-il.

Il s’agit là du plus grand salon de gaming en Afrique. Des joueurs issus de plusieurs pays comme la Tunisie, le Sénégal, le Mali, la Guinée, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, le Gabon et le Madagascar se réunissent.

"Côté technique, les jeux vidéos requièrent des ordinateurs ultra-performants surtout avec l'ascension du jeu Fortnite et PUBG (Player Unknown Battlegrounds) et le concept de Battle Royale dans lequel une centaine de personnes se retrouvent tous dans une carte et doivent se frayer un chemin vers la victoire", conclut Sakaly.

Alors que l’e-sport connaît de plus en plus de succès des voix s’élèvent, appelant à la réglementation du secteur qui peut engendrer des problèmes comme la sédentarité et l’exposition excessive aux écrans.

Par Oumeïma Er-rafay
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