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86 ans du WAC: les 10 choses qui font le Wydad

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En ce 8 mai 2023, le Wydad Athletic Club de Casablanca fête ses 89 ans. Retour sur les dix faits qui rendent le premier club de Père Jégo mythique.
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Les origines : Père Jégo  
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… ses origines. Des clubs historiques au Maroc, on en compte pas mal. Mais le Wydad est l’une de ses grandes icônes du football marocain. Son succès a commencé grâce à un homme: Mohamed Ben Lahcen Affani. 

Celui nommé Père Jégo prend les rênes du WAC en tant que premier directeur sportif et entraîneur en 1939, année où le club Casablanca fait ses débuts dans le monde du football. Fin connaisseur du football de l’époque et recruteur à ses temps perdus, il permet au Wydad de remporter la Supercoupe du Maroc, son premier trophée, face à l’USM en 1940. La machine était lancée.

La rivalité : le Raja Casablanca
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… son rival de toujours. Alimentée par les différences sociales et par Père Jégo, devenu entraîneur rajaoui en 1949, la rivalité casablancaise est l’une des plus fortes du continent, voire dans le monde.

Mohamed Ben Lahcen Affani aspirait à créer un pilier qui va séparer Casablanca en deux camps : celui du Wydad et celui du Raja. Le défi est réussi car depuis plus de 70 ans, les deux clubs mènent une lutte acharnée en première division.

Le derby casawi est aussi bien entretenu, car le Wydad et le Raja n’ont, jusque-là, jamais été relégués en seconde division. Cette rivalité est accentuée par une dimension sociale, le Wydad étant - soi-disant - plus proche de la classe bourgeoise, alors que le Raja et ses supporters représente la classe populaire. Des préjugés pas forcément faux, mais qui ne révèlent plus de l'actualité d'aujourd'hui.

Le Stade Mohammed V : temple partagé
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… son stade. L’antre du football marocain a un nom: le Complexe Mohammed V. Certes, ce stade se fait vieux et en a connu des vertes et des pas mûrs, mais il reste le témoin d’une rivalité sans égal: celles du Wydad et du Raja.

Dès son inauguration, le stade, nommé au départ Michel Cerdan, a accueilli les deux plus gros rivaux marocains, tour à tour. Il est témoin des 22 titres de Botola wydadis, mais aussi des 12 remportés par les Rajaouis. Affrontements, accidents, tifos, craquages de fumigènes, titres… Le vétuste Stade Mohammed V a tout vécu.

Championnat: le règne en Botola
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… sa domination en championnat. Le Wydad porte cinq étoiles sur son blason: trois provenant des trois sacres en Ligue des champions africaine et deux autres, preuves du succès du WAC en championnat. 

En effet, au nombre de championnats remportés, le Wydad est loin devant avec 22 trophées de champion du Maroc. Personne ne fait mieux, si ce n’est l’AS FAR et le Raja (12 titres, 3 de moins que l’US Marocaine, disparu il y a 74 ans), qui peinent à concurrencer leur rival.

Le talon d’Achille: la Coupe du Trône
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… ses difficultés à remporter la coupe nationale. Oui, le Wydad a bien un point faible, du moins durant ses 20 dernières années. Son dernier sacre de Coupe du Trône remonte à la saison 2000/01.

Depuis, le compteur est resté bloqué à neuf sacres. En cause, un manque de pragmatisme dans les matchs à enjeux (3 finales et 5 demi-finales perdues en une vingtaine d’éditions). 

La légende: Friyakh
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… Fakhreddine Rajhi, légende du WAC. Il est le meilleur buteur du Wydad avec 298 réalisations mais également le plus capé, avec 569 matchs disputés. Au WAC de 1974 à 1994, celui qui était surnommé Friyakh remporte la bagatelle de 18 trophées. En 20 ans, il a notamment aidé son club de toujours à glaner sept titres de Botola et une tant attendue Ligue des champions africaines, la première, en 1993.

Les Winners: le 12e homme
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… ses fervents supporters. Forcément, le WAC a toujours eu son public. Avec le mouvement ultras, chaque club a eu droit à des supporters déchaînés, et le Wydad ne fait pas exception à la règle. De jeunes wydadis ont décidé de créer un Groupe Ultras, le but étant d’honorer les couleurs du WAC.

Les Winners 2005 se sont manifestés la première fois le 13 novembre de la même année, avec un premier tifo qui a donné naissance au groupe de supporters. En presque 20 ans d’acharnement, de cassage de voix et de craquage de fumigènes, les Winners ont permis au Wydad d’avoir l’un des virages les plus impressionnants du Maroc - et même d’Afrique.

Le doublé historique:  sous l’ordre de Walid Regragui
Le Wydad d’aujourd’hui ne serait pas le Wydad d’aujourd’hui sans… son récent succès sous les ordres de Walid Regragui. Alors que l’ex-entraîneur du FUS Rabat retournait en Botola une saison après l’avoir quitté, en partance pour Al Duhail (Qatar).

Engagé sous les couleurs du Wydad pour seulement un an, le tacticien - et futur entraîneur des Lions de l’Atlas - a permis aux Wydadis de vivre une des saisons les plus prolifiques de son histoire. Le WAC remporte à la suite de l'exercice 2021/22 la Botola, devant son rival, le Raja, ainsi qu'une Ligue des champions africaine, face à Al Ahly (2-0).

L’inévitable: le logo
Le Wydad n’est pas le Wydad sans… son emblème. Le fameux W, de Wydad, a toujours été présent sur les différents logo du club de Casablanca. En lettre latine ou en calligraphie, il s’est toujours retrouvé sur le logo du WAC. Le rouge, couleur fétiche du Wydad, a initialement été mis en avant sur le logo d’origine, entre 1937 et 1940.

Après avoir passé dix années avec un logo entièrement calligraphie, le Wydad s’est ré-inventé avec un premier blason à la forme ronde et au couleur jaune mourtarde. Le rouge reste bien évidemment présent sur l’emblème sur les différentes écritures. Depuis les années 80, le Wydad évolue avec un logo toujours rond, qui ressemble davantage à un mélange entre le deuxième et le troisième.

L’insolite: les piscines
S’ils n’existaient pas lors des années 30 à Casablanca, le Wydad aurait pu ne jamais voir le jour. En effet, à la base, les plans du Wydad n'étaient pas fondés dans le football… mais de natation. À l’époque, le port de Casablanca est entouré de plusieurs piscines. Afin d’y accéder, il fallait être membre d’un club, qui était français à cause du protectorat. L’idée était de créer un club 100% marocain et musulman afin de jouir des piscines de la capitale économique. Ainsi est né le Wydad, un club de natation, qui créera sa section omnisport lors des années suivantes.

Par Hicham Bennis (Journaliste stagiaire)
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