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Et la formation, Bon Dieu?

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Le mercato estival au Maroc n’a jamais été aussi animé comme en cet été 2022. Et ce n’est guère rassurant. Voire, c'est affligeant.
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Les clubs marocains, à de rares exceptions près, se livrent à une course effrénée (d’aucuns diraient «maladive») pour l’enrôlement de nouveaux joueurs.

Alors que les clubs croulent sous les dettes et font face aux litiges avec d’anciens employés, leurs patrons s’évertuent à jouer des coudes pour engager de nouveaux éléments qui risquent de leur coûter les yeux de la tête.

En cet été 2022, et alors que le football marocain a réussi d’importants challenges, l’on a eu droit à des duels sans merci- pour ainsi dire-, dans les coulisses et par agents interposés. En effet, de mémoire, jamais un mercato estival au Maroc n’a été aussi animé comme ces derniers temps.

On eût pu s’en réjouir, considérant que les clubs marocains se portent bien, que leurs trésoreries ne sont pas en souffrance… Mais tel n’est pas le cas. Cela devient même risible de savoir que certains clubs iraient même jusqu’à recruter toute une équipe, entraîneur compris.

De la fanfaronnade? De l’orgueil démesuré? Ou tout simplement de la méconnaissance de la réalité des choses? A moins qu’ils s’agisse de desseins non avoués.

Car combien de présidents «Moul Choukkara» ont quitté leurs clubs en les laissant dans la panade, certains ont même eu l’outrecuidance d’ester en justice réclamant de l’argent, beaucoup d’argent, qu’ils auraient dépensé de leurs propres poches!

Et la question qui se pose avec grande acuité est de savoir à quoi servent les centres de formation. Un grand du foot a dit un jour: «quand un club n’arrive pas à faire évoluer en équipe première, chaque année, au moins deux joueurs issus de son centre de formation, c'est un club qui n’a pas d’avenir».

En plus et surtout, ces recrutements, excessifs et impulsifs, effectués à gogo et avec une certaine démesure, et qui revêtent malheureusement un caractère sériel, risquent de plomber à nouveau les clubs dans de nouveaux mauvais pétrins.

D’autant plus qu’il n’est pas négligeable que des clubs risqueraient des sanctions de la part de l’instance suprême du football national, ou, par la suite des instances internationales (FIFA et TAS).

Au final, il faut le dire sans ambages: le football marocain est mal en point. La fédé fait un travail immense pour le hisser au niveau escompté. Mais les mentalités ont la peau dure.  

Que la FRMF intervienne auprès de la CAF pour que le Wydad et le Raja, considérés comme des locomotives du football national, ne soient pas interdits de recrutement et de participation à la prochaine Ligue des champions africaine, cela donne à réfléchir. Sérieusement.

Par Abdelkader El-Aine
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