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L’enfer du décor. Rebonjour les dégâts!

Le 132e derby casablancais était fade, insipide. © Copyright : Le360
«Il faut que cela cesse.» S’il n’y avait qu’un souhait pour les prochains derbys casablancais, un vœu que l’on voudrait voir se réaliser, ce serait que le débat tourne autour de l’aspect technique, purement technique. Et rien d’autre.
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D'emblée et sans ambages, disons-le tout net: le dernier derby casablancais entre le Raja et le Wydad a été fade, insipide. Bien évidemment, l’absence du public des deux clubs a pesé sur le déroulement du match, affectant lourdement l’ambiance qui fait habituellement son charme.

Ceux qui ne pouvaient faire le déplacement au Complexe Mohammed V de Casablanca et suivaient le tant attendu duel devant le petit écran, s’enthousiasmaient, voire s’émerveillaient quand les supporters rivalisaient en chants et en tifos, ainsi qu’ils s’enflammaient pendant le match.

Mais cette fois, le derby s’est joué à huis clos. Et ce n’est pas la première fois. La décision de la FRMF est pleinement justifiée ;  nul, en fait, ne peut lui en tenir rigueur pour cette sentence si dure soit-elle.

Cela n’est, cependant, pas le vrai problème. Car il y en a beaucoup, vraisemblablement. D’abord, le spectacle était modeste pour ne pas dire médiocre. En effet, les prestations des joueurs des deux équipes n’étaient pas réjouissantes et dignes des deux clubs considérés comme des locomotives du football national.

On peut mettre ce piètre spectacle sur le compte de la pression. D’autant plus que la victoire importait plus que d’autres considérations, peut-on arguer. Il n’empêche que le minimum syndical- comme l’on dit- faisait affreusement défaut.

Le Raja a gagné, relançant, partant, le championnat. Et c’est tant mieux. Cependant, les commentaires sur l’arbitrage, qui comptent par milliers, émanant aussi bien de spécialistes que simples particuliers, laissent dubitatifs. 

Ainsi, l’arbitre Redouane Jiyed, lequel- force est de le rappeler- a officié son 12e derby (un record !)-, est descendu en flammes. Ses prétendues «erreurs» sont mises en évidence, au Maroc mais aussi à l’étranger. Mais passons, et faisons confiance à la Commission centrale d’arbitrage (CCA) au sein la Fédé pour éclairer nos lanternes.

De même qu’il faut rappeler que les deux grands clubs seront opposés en quart de finale de la Coupe du Trône, dont la date n’a pas encore été déterminée. Et ceux qui plaident déjà pour la désignation d’un referee étranger (on a eu l’occasion de lire ce genre de balivernes sur les réseaux sociaux), se trompent de sujet. A moins qu’il s’agisse d’une blague, et dans ce cas, elle est de mauvais goût.

Sinon que dire de Mohsine Moutouali, capitaine du Raja? Ce multirécidiviste, qui s’ingénie ou s’amuse (on ne sait) à exprimer sa joie de la manière la plus «bête» qui soit. A 36 ans, et donc à la pré-retraite, ce père de famille devant servir d’exemple a néanmoins ce grand atout, celui d’affirmer qu’il n’en est pas un et qu’il n’en pourrait jamais l’être- comme l’ont dit de nombreux supporters rajaouis: «Allah Irham Doulmi, le talent, la classe et le sens du respect d’autrui».

Pour revenir au derby, l’espoir est que, pour les prochains matchs Raja-Wydad ou Wydad-Raja, le débat tourne autour de l’aspect technique, purement technique, et rien d’autre. Serait-ce un vœu pieux?

Par Abdelkader El-Aine
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