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La deuxième division, j’adore!

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La bonne santé de la Botola Pro 2 et ses progrès récents, qui sont énormes, amènent certaines interrogations, dont la plus légitime est de savoir si ce championnat de qualité ne mérite-t-il pas de «faire monter» plus de deux équipes en GNF1?
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Tout le monde dit que ce championnat de deuxième division se porte comme un charme. Ce qui est vrai. Il y a du jeu, des buts et la plupart des équipes se tiennent de très près.

Bien sûr, les progrès de cette Botola ne sont pas le fruit du hasard. Il y a eu, au fil de ces dernières années, une mise à niveau générale qui va de l’état des stades au fonctionnement des clubs, points sur lesquels beaucoup d’efforts ont été réalisés. Le fait aussi que la télévision diffuse certains matchs a participé à cette mise en valeur.

Un match comme celui qui a opposé, ce weekend, Khouribga à Khénifra (2-2) est digne du football d’élite. Près de la moitié des équipes engagées dans ce championnat jouent d’ailleurs la montée. Certaines, comme Khouribga qui a gardé l’ossature et le fonctionnement d’un club d’élite, ou Dcheira qui pratique le meilleur football de cette division depuis au moins deux saisons, ont largement leur place en GNF1.

Les deux grosses pointures de ce GNF2, le KAC de Kénitra et le Kawkab de Marrakech, dont le pedigree est pourtant prestigieux, ne jouent pas la montée mais le maintien. C’est dire que le niveau général est monté de plusieurs crans.

Autre signe de bonne santé: le comportement des promus issus du championnat amateur. Un club comme celui de Had Soualem, qui fait la course en tête alors qu’il évoluait encore en D3, il y a trois années, pourrait connaître le destin de Khemis Zmamra, monté en flèche du football amateur à l’élite professionnelle. Touarga et le Stade Marocain, fraichement promus, ont aussi des arguments et sont à la lutte pour les places d’honneur.

Et que dire du TAS, pourtant en position de relégable, qui pratique un football de qualité et qui a fait un parcours plus qu’honorable en coupe de la Confédération africaine.

A cinq journées seulement du terme de la saison, ce GNF2, où l’on marque désormais plus de buts qu’en GNF1 (un autre signe de bonne santé), promet un final passionnant. La moitié des équipes sont encore concernées par la montée directe, les autres jouent le maintien. Donc, tous les matchs sont à fort enjeu.

Prenez un sommet comme celui qui a opposé le leader, Had Soualem au KAC. Il y a quelques années, ce match se serait soldé par une large victoire du KAC. Mais les temps ont changé et le prestigieux club du Gharb a subi, avant de craquer sur deux coups de boutoir du Chabab Salmi, le «petit poucet» qui progresse à un rythme fou et qui risque bientôt de se retrouver dans la même division que le Wydad ou le Raja.

C’est dommage pour le grand KAC, mais c’est tant mieux pour le foot, pour l’éthique. Cela apporte beaucoup de fraicheur. Had Soualem ou Khemis Zmamra nous rappellent l’exemple du Fqih Ben Salah, qui avait fait un bien fou au football d’élite dans le début des années 1980.
 
Bien entendu, la bonne santé de ce championnat et ses progrès récents, qui sont énormes, vont logiquement amener certaines interrogations, dont la plus légitime est: ce championnat de qualité ne mérite-t-il pas de «faire monter» plus de deux équipes en GNF1? A méditer.

Par Footix marocain
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