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CAN 2023: «Double dose de plaisir» pour Harit, qui a manqué le Mondial

Amine Harit. © Copyright : DR
Jouer enfin la Coupe d'Afrique avec le Maroc représente une «double dose de plaisir» pour le Marseillais Amine Harit, qui s'était gravement blessé juste avant la Coupe du monde où son équipe a atteint sans lui des demi-finales historiques.
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Il ne parle pourtant pas de revanche, à l'idée d'affronter la Tanzanie mercredi (18h00) à San-Pédro (Côte d'Ivoire).

«Non, je ne sais même pas sur quoi je prendrais ma revanche», a raconté le joueur fin décembre lors d'un point presse organisé par l'OM avec quelques médias dont l'AFP.

«Mais j'ai encore plus de motivation vu que j'ai raté quelque chose de formidable» avec le parcours historique des Lions d'Atlas, poursuit-il.

«C'est toujours la même fierté de remettre le maillot, de chanter l'hymne national, c'est des frissons, des émotions. Surtout après la Coupe du monde que j'ai ratée, c'est double dose d'émotion, double dose de plaisir. C'est quand on perd quelque chose qu'on se rend compte de son importance», ajoute l'ailier marocain (20 sélections, 1 but), qui avait joué le premier match à la Coupe du monde 2018 (défaite 1-0 contre l'Iran).

En 2022, victime d'une rupture des ligaments d'un genou avec l'OM contre Monaco à quelques jours du coup d'envoi, il avait rejoint le groupe à la fin, en béquilles sur le terrain pour la demi-finale perdue contre la France (2-0).

«Ca a refermé quelques plaies mais pas enlevé l'appétit que j'avais en regardant les matches», se souvient-il.

«Pression positive" 
«Mais voilà, ça ne m'était pas destiné...» relativise-t-il. «J'espère qu'il n'y aura pas de problème cette fois-ci, je suis très content de pouvoir rejouer une compétition si importante avec le Maroc si peu de temps après la Coupe du monde».

S'il est un Lion de l'Atlas depuis 2017, il a raté les deux dernières CAN et va découvrir la compétition. «Même si je ne l'ai jamais vécue, j'ai joué beaucoup de matches dans des pays africains, je sais que ça va être très compliqué», annonce-t-il.

Il s'attend à affronter «des équipes très physiques, un climat très, très différent, avec beaucoup d'humidité, des terrains des fois pas très faciles à jouer, et une ambiance africaine très spéciale, avec beaucoup de chants».

Harit sait que tout un pays se languit d'une deuxième victoire à la CAN depuis 1976. «Cela fait longtemps que le Maroc n'a pas fait une grande CAN», admet-il. «On a la pression positive de ramener encore de la joie et du bonheur au peuple marocain».

Ce palmarès si maigre pour un géant du continent, «je ne saurais pas vraiment l'expliquer, c'est une époque lointaine, je n'étais même pas né la dernière fois qu'on a gagné une Coupe d'Afrique...», dit Harit.

Il mesure aussi le statut d'épouvantail de son équipe sur le continent. «Il ne faut pas qu'on se voie un peu trop beaux, parce que notre parcours en Coupe du monde est une source de motivation pour toutes les sélections qui vont nous affronter», prévient Harit.

«Demi-finaliste de la Coupe du monde c'est bien, mais ça ne nous fera pas passer les poules en Coupe d'Afrique», met en garde le joueur formé à Nantes.

«Avec la qualité qu'on a dans l'effectif, ne pas montrer un beau visage serait du gâchis», estime-t-il, «je ne dis pas la gagner, hein, parce qu'il y a toujours des faits de jeu, des choses qui peuvent interférer dans un résultat, mais on au moins donner le maximum». Et pour Harit, le double du maximum.

Par Le360 (avec AFP)
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