Mardi 31 mars, l’Italie manquait un troisième mondial de rang après une élimination aux tirs au but, face à la modeste Bosnie-Herzégovine (1-1, t.a.b. 4-1), en barrages européens.
Comme attendu, Gabriele Gravina, président de la Fédération italienne de football, a annoncé sa démission, ce jeudi 2 avril, alors qu’elle semblait inévitable.
En poste depuis octobre 2018, réélu en 2021 puis en 2025, Gravina (72 ans) a annoncé son départ lors d’une réunion avec les représentants des trois championnats professionnels, des associations de joueurs et d’entraîneurs, et du football amateur, tenue au siège de la Fédération italienne (FIGC) à Rome. Son successeur sera connu le 22 juin, à l’issue d’une Assemblée élective extraordinaire.
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Idem pour le chef de la délégation de l’Italie (manager général), la légende Gianluigi Buffon. Lui aussi quitte ses fonctions ce jeudi. «Malgré ma conviction sincère d’avoir bâti un formidable esprit d’équipe avec Gennaro Gattuso et tous les collaborateurs, le principal objectif était de qualifier l’Italie pour la Coupe du monde. Nous n’y sommes pas parvenus», se désole l’ancien portier. Il estime nécessaire de revoir «la manière dont nous formons les talents de la future équipe nationale». Buffon affirme qui souhaitait annoncer son départ le soir même de l’élimination de l’Italie, mais qu’on lui a demandé de «temporiser».
Le départ de l’emblématique capitaine de la Nazionale laisse planer le doute sur celui de Gennaro Gattuso, en poste depuis juin 2025 et choisi par Buffon. Ce dernier n’a pas fait d’annonce pour l’heure.
C’est une crise totale que canonnait le football italien et sa sélection, quadruple championne du monde et double championne d’Europe, après ce qui a été vécu comme un cataclysme.
Après le séisme de Zenica, l’Italie ne vivra pas la première Coupe du Monde à 48 équipes, alors que des équipes comme le Cap-Vert, l’Ouzbékistan ou encore la Jordanie y seront pour la première fois.
