Ligue des champions: duel de géants entre le Real Madrid et le Bayern

Jamal Musiala (Bayern Munich) et Vinicius Junior (Real Madrid). AFP or licensors

Encore en vie dans «sa» compétition, le Real Madrid de Kylian Mbappé défie mardi le Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des champions, un choc de prestige entre deux titans européens aux trajectoires opposées cette saison.

Le 06/04/2026 à 13h55

Real-Bayern, c’est beaucoup de souvenirs, bien sûr, et une rivalité qui a marqué la dernière décennie, façonnée par les plus grands, de Cristiano Ronaldo à Robert Lewandowski... jusqu’au héros inattendu de la dernière demi-finale en 2024, Joselu.

«Ce n’est pas un simple match, c’est l’affiche la plus jouée dans l’histoire de la Ligue des champions: 28 fois, jusqu’ici. C’est le summum, le meilleur des matchs, une finale avant l’heure», lançait avant la rencontre l’ex-légende Karl-Heinz Rummenigge au quotidien AS.

C’est aussi un duel qui a souvent penché en faveur du Roi d’Europe, et ses 15 trophées record. Depuis 2012, le Bayern, sextuple vainqueur, a été systématiquement éliminé face au géant espagnol. Même lorsqu’il paraissait supérieur sur le papier, comme il semble l’être avant cette 29e confrontation.

L’heure est donc à la prudence pour les Bavarois, pourtant considérés comme favoris pour la victoire finale et encore en lice pour un triplé, avec une large avance en tête de Bundesliga et une demi-finale de Coupe à jouer.

Statut à assumer

«L’histoire des deux clubs est tout simplement immense, et le talent qui va se retrouver sur la pelouse sera exceptionnel. Avec le Real Madrid, c’est toujours comme ça: quand le niveau s’élève, ils deviennent aussi meilleurs», a ainsi estimé l’entraîneur belge des Bavarois Vincent Kompany.

«On a joué si souvent le Real Madrid depuis que j’ai rejoint le Bayern, et on s’est fait éliminer à chaque fois, sans être l’équipe la plus mauvaise. Il est temps que ça change», a souhaité l’expérimenté Joshua Kimmich avant cet ultime test pour les ambitions allemandes.

Il faudra pour cela que les Bavarois, portés par un irrésistible trio Harry Kane, Michael Olise et Luis Diaz, et auteurs d’un parcours européen impressionnant jusqu’ici, retiennent les leçons du passé et ne laissent pas le stade Santiago-Bernabéu vivre un nouveau miracle européen.

La présence lundi à l’entraînement de l’attaquant anglais, meilleur buteur d’Europe avec 48 réalisations, est à ce titre un facteur déterminant. Car sur la mythique pelouse madrilène, être meilleur ne suffit souvent pas.

S’il y avait encore besoin de le rappeler, la double-confrontation face au Manchester City de Pep Guardiola au tour précédent (3-0, 2-1 pour le Real), est venue le faire avec fracas: il ne faut jamais donner le Roi pour mort.

Surtout lorsqu’il joue - comme ce sera le cas mardi - pour éviter une deuxième saison d’affilée sans titre majeur après avoir laissé filer le FC Barcelone en tête de la Liga samedi en s’inclinant à Majorque (2-1).

Mbappé (encore) à la rescousse?

De retour de sa blessure au genou gauche après plusieurs semaines d’absence, la superstar française Kylian Mbappé pourrait - une nouvelle fois - devoir jouer les sauveurs pour maintenir en vie son équipe et ses espoirs de décrocher (enfin) une première C1.

«Mbappé est venu au Real Madrid pour jouer des matchs comme celui de demain», a déclaré son entraîneur Alvaro Arbeloa au sujet de l’attaquant français, très critiqué avant ce choc crucial.

«Je suis persuadé que nous allons le voir à son meilleur niveau et qu’il portera l’équipe comme il a toujours su le faire», a-t-il poursuivi.

Même si certains, dans la capitale espagnole, semblent avoir oublié que la saison madrilène aurait pu, très tôt, tourner au fiasco sans les 38 buts en 35 matchs du Bondynois.

Par Le360 (avec AFP)
Le 06/04/2026 à 13h55