Cambriolage chez Neil El Aynaoui à Rome: sa mère raconte une nuit de cauchemar

Victime d’un violent braquage à son domicile dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars, en présence de plusieurs membres de sa famille, la mère de Neil El Aynaoui est sortie du silence. Au lendemain de ce cambriolage, Anne-Sofie Rocher a livré un témoignage détaillé, revenant sur le déroulé des faits.

Le 18/03/2026 à 12h43

Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars, l’international marocain Neil El Aynaoui a été victime d’un braquage à son domicile, en compagnie de plusieurs membres de sa famille. Les faits se sont déroulés dans le quartier de Castel Fusano, à Rome. Anne-Sofie Rocher, mère du joueur s’est exprimée ce mercredi 18 mars au média italien, Pagineromaniste, sur ces moments de terreur. Face à des individus armés et déterminés, la famille a été contrainte de garder son sang-froid dans une situation aussi brève qu’intense, qui a laissé des séquelles psychologiques profondes.

Pour alerter ses proches, elle explique avoir tenté de donner l’alerte malgré la menace immédiate: «J’ai hurlé de toutes mes forces pour réveiller mes enfants et leurs copines. Un des hommes n’arrêtait pas de crier “Chut!”, mais je criais “Au secours!”. Puis il a pointé un pistolet sur ma nuque. Ensuite, ils ont emmené mes enfants et leurs copines dans ma chambre. Ils étaient six, peut-être huit».

Elle revient également sur l’apparence et le comportement des assaillants: «Ils étaient vêtus de noir et entièrement couverts. Seuls leurs yeux étaient visibles. Je n’ai entendu que quelques mots ; l’accent me semblait oriental».

Anne-Sofie Rocher décrit ensuite la manière dont les malfaiteurs ont contrôlé la situation: «Ils nous ont pris nos téléphones portables et les ont jetés par la fenêtre. L’un d’eux faisait le guet et nous fixait droit dans les yeux en pointant une arme sur nous. Il communiquait avec les autres par talkie-walkie. C’étaient des moments terribles».

Elle évoque également la peur ressentie durant ces instants: «Nous étions dans cette pièce sombre. Je me sentais impuissante. Mais je suis restée calme car je comprenais qu’ils ne nous tueraient pas».

La mère d’El Aynaoui a enfin évoqué la durée de l’agression et la suite des événements: «Entre six et dix minutes tout au plus, mais ça m’a paru une éternité. Avant de partir, ils nous ont dit d’attendre au moins vingt minutes. On a trouvé le téléphone de Neil et on a appelé la police avec».

Encore sous le choc, Anne-Sofie Rocher assure que cet épisode marquera un tournant dans leur mode de vie: «Nous déménageons immédiatement, nous ne nous sentons plus en sécurité ici».

Pour rappel, le milieu de terrain de l’AS Rome a repris dans la journée du mardi 17 mars, l’entraînement avec le groupe, en vue du prochain match contre Bologne, pour le match retour des huitièmes de finale de la Ligue Europa.

Par La Rédaction
Le 18/03/2026 à 12h43