Maroc-Equateur: les notes des Lions de l’Atlas

Le onze de départ des Lions de l'Atlas contre l'Equateur, le vendredi 27 mars 2026.

Pour la première de Mohamed Ouahbi, les Lions de l’Atlas ont arraché un nul face à l’Equateur (1-1). Retour sur la performance des coéquipiers d’Achraf Hakimi, ligne par ligne, sans oublier les choix du sélectionneur.

Le 28/03/2026 à 09h57

Pour le premier match tant attendu des Lions de l’Atlas après la nomination de Mohamed Ouahbi, le nouveau patron de la tanière a misé sur la continuité en conservant une ossature déjà en place, tout en alternant entre un 4-2-3-1 et un 4-4-2.

Seuls quelques ajustements ont été apportés: une charnière inédite composée de Chadi Riad, de retour après une longue blessure, et d’Issa Diop, fraîchement convoqué, ainsi que la première apparition de Mohamed Rabii Hrimat en sélection A, positionné devant la défense dans le premier rideau. À cela s’ajoute un repositionnement, avec Ismaël Saibari aligné en pointe dans un rôle axial qui semble désormais s’imposer comme son nouveau poste de prédilection en sélection.

Sur la pelouse, les Lions ont livré une prestation moyenne, loin des standards attendus. Mais face à un adversaire coriace et bien en place, cette sortie laisse entrevoir une marge de progression à quelques mois du Mondial.

Yassine Bounou (6): Malgré le but concédé, il a été peu sollicité dans l’ensemble, n’ayant qu’un seul arrêt à effectuer. Toujours bien positionné et autoritaire dans les airs.

Achraf Hakimi (5): Prestation timide pour le capitaine des Lions de l’Atlas. Peu de projections offensives, un impact limité dans les duels et peu d’influence dans son couloir. Plus en gestion qu’en percussion.

Issa Diop (5): Pour sa première, le défenseur central a alterné le bon et le moins bon. Solide dans les duels par moments et efficace dans le dégagement, il s’est montré plus en difficulté dans les face-à-face et a concédé plusieurs fautes. Une entrée en matière moyenne, perfectible pour la suite.

Chadi Riad (5): De retour après une longue absence, il a globalement tenu son rôle en compensant certaines lacunes de la charnière dans les duels au sol, mais il est impliqué sur le but encaissé.

Noussair Mazraoui (4): Peu en vue dans son couloir, il n’a pas réellement pesé offensivement. Aligné à gauche, il a souvent été contraint de revenir sur son pied fort, ce qui a ralenti le jeu et limité ses projections. Présent dans les duels, mais sans apporter de déséquilibre, il a livré une prestation assez neutre avant de céder sa place.

Mohamed Rabii Hrimat (6): Aligné devant la défense, sa prestation reste correcte sans être totalement convaincante. Il a joué simple, sans prise de risque, mais n’a pas suffisamment pesé à la récupération ni dans la projection. Peu de capacité à casser les lignes et une prise de décision parfois trop lente.

Neil El Aynaoui (7): Buteur, il a été l’un des rares à peser dans le jeu, même s’il a manqué de sérénité sur le penalty. Actif au milieu, juste dans ses choix et capable de se projeter en apportant de la verticalité. Une prestation globalement intéressante, malgré quelques imperfections.

Azzedine Ounahi (4): Attendu comme le chef d’orchestre, il s’est montré trop discret, parfois même fantomatique dans le dernier tiers. Peu d’impact malgré un bon taux de passes réussies. On en attendait davantage.

Brahim Diaz (5): En forme avec son club, mais sa prestation en sélection a été en deçà. Peu trouvé entre les lignes et sans réelle influence dans les derniers mètres, il est resté discret malgré quelques initiatives.

Abdessamad Ezzalzouli (6): Très actif dans son couloir et présent dans les duels, il a apporté du mouvement sans réussir dans le dernier geste. Beaucoup de volume de jeu, mais trop de déchet pour réellement faire la différence.

Ismaël Saibari (4): Aligné en pointe, il a été très peu servi et n’a créé aucun danger pour la défense adverse. Peu de présence dans la surface et un impact offensif limité. Une prestation compliquée dans un rôle qui ne lui a pas permis d’exprimer ses qualités.

Bilal El Khannouss et Soufiane Rahimi (7): Leur entrée en jeu a apporté du rythme et donné un nouveau souffle à la sélection.

Samir El Mourabit, Anas Salah-Eddine, Chemsdine Talbi et Yassine Gessime: Entrées trop courtes et trop peu de ballons touchés pour être réellement évalués.

Par Omar Nabile
Le 28/03/2026 à 09h57