Mohamed Ouahbi, sélectionneur des Lions de l’Atlas depuis le jeudi 5 mars, vivra sa première apparition sur le banc national dans seulement quelques jours. Ce sera à l’occasion des matchs amicaux face à l’Équateur et au Paraguay.
La première affiche est programmée au Riyadh Air Metropolitano de Madrid (Espagne), le 27 mars, tandis que la seconde est attendue le 31 mars au stade Bollaert-Delelis de Lens (France).
Deux tests importants, qui s’inscrivent surtout dans les derniers préparatifs avant la Coupe du Monde United 2026, lors de laquelle le Maroc évoluera dans le groupe C aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti.
Mais que valent réellement ces deux adversaires?
Lire aussi : Maroc-Équateur et Maroc-Paraguay: plus de 50.000 billets écoulés en quelques heures
L’Équateur, des rêves de grandeur
L’Équateur occupe actuellement la 23e place du classement FIFA et la 5e position au sein de la CONMEBOL, la Confédération sud-américaine. Surnommée La Tri ou La Tricolor, la sélection équatorienne est qualifiée pour le Mondial nord-américain, une compétition qu’elle disputera pour la cinquième fois de son histoire après les éditions 2002, 2006, 2014 et 2022. Son meilleur résultat reste un huitième de finale atteint en 2006 face à l’Allemagne de Miroslav Klose.
Cet été, la sélection dirigée par l’Argentin Sebastián Beccacece évoluera dans le groupe E aux côtés de l’Allemagne, de la Côte d’Ivoire et du surprenant Curaçao.
L’Équateur attend toujours de franchir un véritable cap sur la scène internationale, notamment au niveau continental. En Copa América, malgré 30 participations depuis 1939, La Tri n’a jamais atteint la finale. Son meilleur résultat demeure une quatrième place, obtenue en 1959 puis en 1993. En Amérique du Sud, seuls l’Équateur et le Venezuela n’ont jamais disputé la finale de la compétition.
Le Maroc n’a, pour rappel, jamais affronté l’Équateur au niveau des sélections A, ce qui confère à cette rencontre un intérêt particulier à l’approche d’une échéance comme la Coupe du Monde.
La sélection équatorienne bénéficie également d’un atout historique: l’altitude de son stade mythique, l’Estadio Olímpico Atahualpa, situé à 2.782 mètres au-dessus du niveau de la mer. Une donnée qui a longtemps constitué un avantage notable pour La Tri, notamment lors des éliminatoires des Mondiaux 2006 et 2014, où elle était restée invaincue à domicile.
Parmi les figures marquantes de cette sélection figure Enner Valencia, attaquant passé notamment par West Ham et toujours en activité à 36 ans du côté de Pachuca. International depuis le 29 février 2012, il est aujourd’hui le cinquième joueur le plus capé de l’histoire de l’Équateur avec 102 sélections et surtout son meilleur buteur, avec 48 réalisations.
Aujourd’hui, l’Équateur s’appuie surtout sur une nouvelle génération emmenée par Moisés Caicedo, milieu de terrain de Chelsea, et Willian Pacho, défenseur central du Paris Saint-Germain. Des joueurs qui brillent en Europe et ont largement contribué au parcours solide de La Tri lors des éliminatoires du Mondial nord-américain.
Avec huit victoires, huit nuls et seulement deux défaites, l’Équateur a terminé deuxième derrière l’Argentine, devançant la Colombie, l’Uruguay, le Brésil et le Paraguay.
Surtout réputée pour sa solidité défensive, la sélection équatorienne surprend également par sa capacité à exploiter les moindres opportunités, grâce à un jeu collectif discipliné et bien structuré.
Lire aussi : Lions de l’Atlas: la défense, premier casse-tête pour Mohamed Ouahbi
Le Paraguay, une sélection téméraire en reconstruction
Le Paraguay occupe, lui, la 40e place du classement FIFA et la 6e position sur le continent sud-américain. L’Albirroja est également qualifiée pour le Mondial 2026, une compétition qu’elle disputera pour la neuvième fois de son histoire, mais qu’elle n’avait plus disputée depuis seize ans.
La dernière participation paraguayenne remonte à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, où la sélection avait réalisé la meilleure performance de son histoire en atteignant les quarts de finale, éliminée par la future championne du monde espagnole (1-0).
Cet été, l’Albirroja évoluera dans le groupe D aux côtés de l’un des pays hôtes, les États-Unis, de l’Australie et d’un barragiste encore à déterminer.
Pour décrocher son billet pour le Mondial 2026, la sélection paraguayenne a terminé sixième des éliminatoires sud-américains après une campagne solide, marquée notamment par des victoires contre le Brésil (1-0), l’Argentine (2-1) et l’Uruguay (2-0). Elle a également obtenu des nuls contre l’Uruguay (0-0) et la Colombie (2-2).
Miguel Almiron. AFP
L’équipe s’appuie aujourd’hui sur le duo offensif formé par Antonio Sanabria, avant-centre de l’US Cremonese, auteur de quatre buts lors des qualifications, et Julio Enciso, ailier de Strasbourg, qui en a inscrit trois.
Le style décomplexé et dynamique de cette nouvelle génération n’est pas sans rappeler celui d’un certain Roque Santa Cruz. L’ancien attaquant du Bayern Munich, du Betis et de Malaga, retraité depuis près d’une décennie, reste l’une des grandes figures du football paraguayen avec 112 sélections et 32 buts, un record national.
Sur le plan continental, le Paraguay a disputé 39 phases finales de la Copa América et remporté la compétition à deux reprises, en 1953 et en 1979. Depuis ce dernier sacre, la sélection n’a atteint la finale qu’une seule fois, en 2011, s’inclinant face à l’Uruguay de Luis Suárez, Diego Forlán et Edinson Cavani.
Pour rappel, le Paraguay et le Maroc ne se sont affrontés qu’une seule fois dans leur histoire. C’était le 27 septembre 2022 au stade Benito Villamarín de Séville, dans un match qui s’était soldé par un nul (0-0).
Ces deux rencontres face à des sélections réputées pour leur engagement et leur combativité constituent donc un test sérieux pour les Lions de l’Atlas.












