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Lazio-Roma, Sarri et Mourinho à la conquête de Rome

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Qui sera empereur de Rome, entre Sarri et Mourinho? Le derby Lazio-Roma, dimanche (18h00, 16h00 GMT), est d'abord une opposition de styles entre ces deux entraîneurs de caractère venus tenter de redorer le blason des deux clubs.
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Les expérimentés José Mourinho, 58 ans, et Maurizo Sarri, 62 ans, ont tous deux de sérieux arguments pour réveiller la Ville éternelle, privée de Ligue des champions cette saison.

Attentes XXL 

En attirant José Mourinho, les Friedkin, propriétaires de la Roma depuis 2020, ont frappé un grand coup pour relancer des Giallorossi sortant de leur plus mauvaise saison depuis neuf ans (7e).

Accueilli en rockstar, avec fresques en ville, foule à l'aéroport et présentation en grande pompe, "Mou" a lui-même envie de rebondir rapidement après son éviction de Tottenham en avril.

Pourtant, malgré l'immense attention suscitée par son retour en Italie, onze ans après le triplé avec l'Inter Milan, le Portugais reste modeste, assurant travailler sur la durée et n'être "candidat à rien". Même s'il a admis qu'il aimerait bien gagner la nouvelle Ligue Europa Conférence, pour devenir le premier coach sacré en C1, C3 et C4.

Autour de Maurizio Sarri à la Lazio, moins d'éclats et de paillettes, pas le genre de cet ancien banquier aujourd'hui entraîneur pointilleux. Mais l'attente n'est pas moins grande d'un retour dans le Top 4 après la sixième place la saison dernière.

Après le départ inattendu de Simone Inzaghi à l'Inter Milan, la Lazio a décidé d'ouvrir un nouveau cycle en remettant en piste un entraîneur avide de montrer qu'il n'a rien perdu de sa science, après son passage express à la Juventus où il a été évincé en 2020 après un an seulement, malgré un titre de champion.

De sacrés caractères 

Pour réveiller la Roma, Mourinho a déjà déployé tous ses talents de grand communicant, avec des posts sur Instagram montrant un entraîneur au travail, instillant lui-même les plots à l'entraînement, et cultivant sa proximité avec les supporters, avec sa course folle vers les ultras pour célébrer un but décisif contre Sassuolo (2-1) pour son 1.000e match.

Et ça fonctionne: il est bel et bien la "star" de cette équipe, ce qui lui va très bien.

Maurizio Sarri est également fidèle à lui-même: minutieux dans la préparation des matches et ne lâchant rien sur le bord de la pelouse, cigarette au bec. Ce caractère entier lui a déjà coûté un rouge à Milan (0-2), pour s'en être allé alpaguer un Rossonero après le coup de sifflet final. Suspendu et en tribunes lors des deux derniers matches, il retrouvera son banc pour le derby.

Maîtres du jeu 

Le jeu, c'est le domaine de Sarri, adepte de mouvement et de circulation de balle. A la Lazio, son challenge est de devoir convertir à ses préceptes des joueurs pour la quasi-totalité façonnés par Simone Inzaghi, resté cinq ans à Rome.

Jusqu'ici, son équipe est sur courant alternatif, parfois séduisante mais victime d'une récente baisse de tension: elle reste sur une défaite et deux nuls. Offensivement, Ciro Immobile marque mais ne suffit pas à masquer les lacunes offensives.

"Quand on change les concepts, évidemment on perd un peu de temps. Mais on a déjà connu ça dans les équipes entraînées par Sarri", assure son adjoint Giovanni Martusciello.

José Mourinho, connu pour la solidité défensive de ses équipes, de Chelsea à l'Inter, surprend de son côté avec une Roma offensive et séduisante. Bilan: des débuts quasi-parfaits avec 7 victoires en 8 matches, toutes compétitions confondues, et des joueurs qui s'éclatent, à l'image de Jordan Veretout et du capitaine Lorenzo Pellegrini, grand absent dimanche (suspendu).

Le précédent 

Mourinho et Sarri ne se sont rencontrés qu'une fois mais ils n'ont pas oublié ce duel d'octobre 2018 en Premier League. Le Chelsea de "Mau" avait arraché l'égalisation en fin de match (2-2) à domicile contre le Manchester United de "Mou".

Face à son ancien club, le Portugais avait perdu ses nerfs quand un adjoint de Sarri, Marco Ianni, était venu célébrer cette égalisation devant lui. Il avait tenté de le rattraper dans le tunnel et avait dû être retenu par les stadiers. Ianni s'était excusé et Sarri avait reconnu le "tort" de son adjoint, de nouveau à ses côtés à la Lazio.

Par Le360 (avec AFP)
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