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La patte Regragui

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Rien ne prédisait que les Rouges allaient, une semaine plus tard, laminer un adversaire de poids, qui a déjà gagné la Champions League africaine et qui figure parmi les plus vieux clubs du continent.
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Quand un match se termine par un carton, il ne faut pas toujours conclure à la faiblesse extrême de la victime. Ni, d’ailleurs, au potentiel extraordinaire du bourreau. Liverpool vient de passer un historique 5-0 à Manchester United, cela ne fait pas de MU une victime expiatoire.

Revenons à ce 6-1 infligé par le Wydad aux Ghanéens de Hearts of Oak. Au coup d’envoi, c’est le Wydad qui était potentiellement éliminé puisque la rencontre aller avait vu la victoire de Hearts 1-0. Une contre-performance et un score-piège qui aurait pu laisser le club marocain sur le carreau. Rien ne disait alors que les Rouges allaient, une semaine plus tard, laminer un adversaire de poids, qui a déjà gagné la Champion’s league africaine et qui figure parmi les plus vieux clubs du continent.

Cette victoire, qui ouvre le passage à la phase de groupes, ce qui est vital (sportivement et financièrement) pour un club comme le WAC, porte avant tout la signature de Walid Regragui. On a d’ailleurs vu la communion entre lui et ses joueurs à chaque but marqué. Quand Hassouni marque le but du break sur coup franc (2-0), on devine, à la manière dont il court vers son coach, que c’est ce dernier qui a insisté pour que Hassouni frappe les coups-francs de cette manière.

Même scénario avec Dari, cette fois sur le but de la tranquillité (3-0). Oui, c’est bien le coach qui a insisté sur les coups de boule de son défenseur central, appelé à «monter» sur chaque corner ou balle arrêtée.

Le Wydad a joué ce match tambour battant, avec une entame très forte, un Hassouni plus haut que d’habitude, des latéraux offensifs et des faux-ailiers (Msuva et Ellafi) qui multiplient les infiltrations et finissent les actions à l’intérieur de la surface. Ce qui est une manière de masquer l’absence d’une véritable pointe devant.

Le départ de l’excellent El Kaâbi semble ainsi profiter à un Msuva, essentiellement, appelé à rentrer plus souvent à l’intérieur, libérant, du même coup, de l’espace pour le latéral El Amloud. Si ce dernier a rendu une très belle copie, avec un joli but et une superbe passe décisive, c’est donc tout sauf un hasard.

Le départ d’El Karti profite, quant à lui, à Hassouni, qui joue plus haut, avec plus de responsabilité dans le jeu et surtout de meilleures statistiques (notamment en nombre de frappes tentées, de passes vers l’avant, et de verticalité dans le jeu). Il faut suivre de près les progrès de ce joueur, qui peut devenir un cadre à part entière et une clé pour le secteur offensif de l’équipe.

Coach Regraqui a littéralement mené son équipe à la baguette, en collant à sa ligne de touche, replaçant et recadrant ses joueurs tout au long du match, les «réveillant» aussi au besoin, lors des temps faibles de l’équipe. C’est une sorte de marquage à la ceinture qu’on ne voit pas souvent chez les clubs marocains. Simeone, par exemple, fait cela tout le temps à l’Atletico de Madrid.

Belle victoire, donc, et belle démonstration qui confirme le très bon début de saison des Rouges. Avec un effectif moins fourni que la saison dernière, mais avec plus d’idées dans le jeu et plus de variété dans les dispositifs tactiques, ce Wydad version Regragui promet. En attendant la suite, on ne va pas bouder son plaisir. 

Par Footix marocain
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