Présents en conférence de presse ce mardi 3 février à l’USM de Casablanca, Abdelaziz Laaraf, vice-président de la Fédération royale marocaine de tennis, Hicham Arazi, capitaine de l’équipe nationale, et Hicham Kanouni, président de l’USM TCC, ont officiellement donné le coup d’envoi des barrages de la Coupe Davis, prévus ce samedi et dimanche, les 7 et 8 février.
Un retour hautement symbolique pour cette compétition mythique, comme une Coupe du monde mais sur les courts, qui fait son grand come-back dans la capitale économique, après plus de vingt ans d’absence.
«Casablanca méritait de recevoir une compétition d’une telle envergure, car c’est aussi une ville profondément sportive», a souligné Abdelaziz Laaraf.
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De son côté, Hicham Kanouni a tenu à rappeler que le choix de la ville n’avait rien d’anodin: «L’intérêt est clair, le public casablancais le demandait. À chaque fois qu’on jouait à Marrakech, on recevait des sollicitations. Pendant longtemps, les infrastructures s’y prêtaient davantage, c’était logique. On était en Afrique du Sud pour la Coupe Davis, on espérait rejouer à domicile. Une semaine plus tard, le tirage est tombé. Tous les joueurs ont réclamé Casablanca, pour leurs proches, leurs amis, leurs familles».
«La combativité de mes joueurs sera notre force»
Pour ces barrages, Hicham Arazi, véritable légende du tennis marocain et ancien 22e mondial à l’ATP (en 2001), conduira un groupe jeune mais ambitieux composé de Reda Bennani (n°1), Taha Bahti (n°2), Yassine Dimi (n°3), Karim Bennani (n°4) et Younes El Alami (n°5).
«L’équipe nationale est solide. On a plusieurs joueurs capables de performer et d’aller chercher la victoire. Il y a aussi des jeunes, comme Reda Bennani, pour qui c’est une première. Il apporte une très bonne énergie et beaucoup de motivation», explique le capitaine marocain.
La sélection nationale s’est qualifiée pour ce barrage après avoir dominé le Zimbabwe (4-0) puis l’Afrique du Sud (4-1). Face à elle ce week-end, la Colombie s’annonce comme un adversaire coriace.
«Sur le papier, nos chances sont réelles. Nos joueurs ont le niveau pour évoluer autour du top 300 mondial. Les Colombiens ont sans doute disputé plus de tournois, ce qui explique leur classement légèrement supérieur. Je dirais qu’on a 55 % de chances de victoire. Ça se jouera à très peu de choses».
Hors de question toutefois de penser à la défaite, surtout dans ce contexte particulier: «La combativité de mes joueurs sera notre force. J’ai un groupe jeune, magnifique, très motivé. On joue à domicile, c’est important qu’ils vivent ce genre de rencontres. Jouer à la maison, c’est toujours un avantage. J’espère vraiment que le public sera présent, parce que ça compte énormément».
Pendant deux jours, simples et doubles s’enchaîneront sur les courts, avec un dispositif pensé pour le public: food court, espaces de détente et ambiance festive, pour accompagner ce grand retour de la Coupe Davis à Casablanca.








