Opinions

Leroy, Gomaa, Derradji et les autres: La victoire du droit et la désillusion des haineux
«Tout vient à point à qui sait attendre», disait la sagesse populaire. Mais au siège de la CAF, l’attente ressemble parfois à une éternité shakespearienne, ou plus exactement à un mauvais remake du Désert des Tartares. Il aura fallu 58 longs jours — une éternité à l’échelle du football moderne où l’on arbitre à la milliseconde — pour que la Commission d’Appel daigne enfin sortir de sa torpeur bureaucratique et livrer son verdict concernant la finale de la CAN 2025.
L’agonie du temps sportif: autopsie d’un sacre administratif et du mirage de l’autorité
La décision prise par le jury d’appel n’est que la correction tardive et brutale d’une malhonnêteté initiale. Mais le mal est fait. En ne tranchant pas dans la minute, la CAF a transformé le droit en un instrument de torture psychologique pour les supporters. L’application immédiate de la règle n’est pas seulement une nécessité technique, c’est une exigence morale. Elle permet de clore le débat, de purger la frustration et de passer au deuil sportif. En différant la sentence, on a laissé pourrir une plaie qui aurait pu être recousue sur le champ.
Pour quelques tberguigs de plus: Quand la rumeur l’emporte sur la réalité du foot
«Attention mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer!»... Si Michel Fugain chantait le lever de rideau, c’est une tout autre comédie qui se joue sous nos yeux en cette fin de Ramadan. Mesdames, Messieurs, l’heure est à la résistance. Entre les effluves de harira et la fatigue qui s’installe, le discernement semble parfois s’évaporer comme la buée sur un verre de thé. C’est la saison des mirages, cette période bénie où le Tberguig —ce sport national plus pratiqué que la Botola elle-même— tourne à plein régime.
Le sport au Maroc: entre reconnaissance constitutionnelle et stagnation structurelle
Les FAR et la RSB ne méritaient guère mieux…
Si la logique est respectée, on se dirige vers une nouvelle saison blanche pour les représentants marocains en Ligue des champions de la CAF. Et c’est malheureusement tout sauf une surprise.
La Botola en retard… et la LNFP aussi
Dans une Botola déjà malmenée par les reports et les compétitions africaines, la Ligue nationale de football professionnel a choisi d’appuyer sur pause. Aucun match programmé, malgré l’urgence du calendrier. Une décision qui fait grincer des dents.
Les 12 Travaux de Ouahbi
La scène a tout d’un épilogue de film noir où le générique défile trop vite. D’un côté, Ulysse Regragui, l’homme de l’Iliade de Doha 2022, quitte la scène sur l’amertume d’une Odyssée de la CAN 2025 inachevée. De l’autre, Mohamed Ouahbi, technicien de la méthode et de la rigueur, reçoit aujourd’hui un témoin encore brûlant.
Touarga–Wydad: tout le foot qu’on aime!
Sept buts, des occasions à la pelle, des rebondissements et un scénario assez fou: il était temps qu’on assiste à un vrai bon match de Botola.
Walid Regragui: la démonstration de la compétence marocaine
Pour ceux d’entre nous qui ont consacré leur vie à la construction du sport national, ce message est particulièrement important. Le développement du sport ne dépend pas uniquement des infrastructures, des budgets ou des compétitions. Il dépend aussi, et peut-être surtout, de la confiance que nous accordons à nos propres compétences.
À Maâmora, enfin du nouveau: Hello Ouahbi, Goodbye Regragui!
Le complexe Mohammed VI de Maâmora n’a pas seulement senti l’herbe fraîchement tondue hier soir ; il y flottait un parfum de fin de cycle lors de cette soirée ramadanesque, juste après le Ftour. Entre les gâteaux marocains et le thé — là où la corne de gazelle se dispute la vedette avec la chebakia mielleuse (et où le taux de glycémie a probablement battu la possession de balle lors de la dernière CAN) — l’Histoire a tourné une page majeure. Ce fut le «Grand Soir» des adieux, la révérence officielle de Hoalid Regragui.