Encore un camouflet pour la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA) et son président. Le Maroc ne participe à aucune des épreuves des Mondiaux d’athlétisme en salle ayant lieu à Torun en Pologne (20-23 mars).
En effet, les athlètes nationaux brillent par leur absence à cet important rendez-vous, aucun d’entre eux n’étant parvenu à décrocher sa qualification. Une absence qui interroge sur l’état de santé d’un sport considéré jadis comme le porte-drapeau du sport national.
De même que, selon des observateurs, cette absence ne surprend pas. D’autant plus que l’athlétisme national n’a récolté la moindre médaille lors de ses trois dernières participations à ces Mondiaux. «La conséquence logique d’une gestion défaillante», résume un spécialiste.
Une fédé mise en cause
Double champion du Monde et double médaillé d’or aux Jeux olympiques, Soufiane El Bakkali a beau servir d’arbre qui cache la forêt des échecs de l’athlétisme national, la tare est trop voyante ne pouvant être camouflée par les seuls exploits du natif de Fès.
En plus, à 30 ans, ce dernier est en perte de vitesse comme en témoigne sa défaite face au Néo-Zélandais Geordie Beamish aux championnats du monde de Tokyo en septembre 2025.
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Excepté El Bakkali, force est de reconnaître qu’aucun athlète marocain n’est sorti du lot ces dernières années. Et l’avenir ne s’annonce pas sous de bons auspices, estime-t-on, puisque les mêmes maux sont reproduits sans une réelle remise en cause du travail de l’instance dirigeante.
Ainsi, la FRMA est mise en cause pour l’absence d’une gestion réfléchie, n’accordant que peu d’intérêt à la détection et la formation des représentants nationaux dans ce sport.
Pointés par nombre d’observateurs, l’on estime que les actuels dirigeants ont fait leur temps et que le changement s’impose. Un sang neuf est vivement souhaité pour donner du souffle à ce sport qui ne cesse de marquer le pas.







