Après avoir perdu sa ceinture en juin 2025, Tarik Khbabez avait repris son bien en octobre dernier face à Bahram Rajabzadeh, lors du Glory 104. Un affrontement spectaculaire, élu combat de l’année par la promotion, tant pour son intensité que pour l’engouement généré.
Un succès logique au vu du poids de Khbabez dans la ligue, mais aussi de l’héritage marocain en Glory, marqué par des figures comme Badr Hari, Jamal Ben Saddik ou encore Tyjani Beztati.
Battu, Rajabzadeh annonce alors son retrait de la promotion, laissant Khbabez seul patron de la catégorie, fidèle à son surnom: The Tank.
Une décision choc de Glory
Mais à la surprise générale, la promotion annonce le retrait de la ceinture au champion. Une décision qui intervient dans un contexte de perte de vitesse du géant du kickboxing, marquée notamment par l’absence prolongée de grandes têtes d’affiche comme Rico Verhoeven.
Mais la version avancée par Glory repose sur le refus de Tarik Khbabez d’affronter de nouveau Bahram Rajabzadeh pour défendre son titre, une explication que le principal intéressé conteste fermement: «Glory sait que j’ai une grosse fanbase. Mon dernier combat contre Bahram leur a rapporté énormément d’argent. Reprogrammer ce duel aurait été bénéfique pour eux, pour lui… mais pas pour moi. Mon contrat, lui, ne changeait pas.»
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«Je veux ma part aussi»
Face à l’écart financier constaté, Khbabez demande une revalorisation contractuelle: «Je leur ai dit clairement: si vous voulez que je rejoue mon titre contre lui, il faut revoir mon contrat. Je veux ma part aussi.»
Glory refuse, et décide quand même de lui retirer son statut de champion. S’estimant utilisé à des fins purement économiques, Tarik Khbabez estime que la promotion a voulu marquer son autorité après son refus: «Quand ils ont compris que je n’acceptais pas le combat, alors que Bahram avait quitté la structure après sa défaite et n’avait aucun droit à cette ceinture, ils ont voulu montrer leur “puissance” et m’ont retiré le titre.»
Dans la foulée, Glory reprogramme le combat sans Khbabez et oppose Bahram Rajabzadeh à Donovan Wisse lors de Glory 107 en avril, malgré le fait que ce dernier évolue habituellement en poids moyens, un choix qui soulève des questions sur le plan sportif.
«Cette ceinture, je l’ai gagnée avec ma vie»
Au-delà de l’aspect financier, Khbabez insiste sur la valeur symbolique du titre: «Cette ceinture, tu dois la mériter. Je me suis battu, j’ai pleuré, j’ai travaillé toute ma vie pour l’avoir. Je ne peux pas la laisser partir comme ça, à quelqu’un qui n’a pas transpiré pour. Tout ça, c’est une question d’argent.»
Malgré la tension, le champion reste mesuré, même si la décision semble déjà être actée du côté de la promotion: «Je ne veux pas faire de scandale, ce n’est pas mon style. Je préfère discuter et trouver un terrain d’entente. Un avocat est sur l’affaire.»
Un retour en Glory reste donc possible, sous conditions: «Oui, je peux rejouer si on me propose un contrat avec de meilleures conditions financières.»
Et sinon ?: «Si rien ne change, alors ce sera la fin de ma carrière».
Kickboxing : le Marocain Tarik Khbabez plein de confiance avant le Glory 100. Le360













