La Coupe du monde 2030 aura une dimension historique puisqu’elle marquera le centenaire de compétition depuis la première édition, disputée en Uruguay en 1930. Bien avant l’ouverture des hostilités, le choix du pays d’accueil de la finale fait couler de l’encre. En septembre dernier, la FIFA a rappelé que le choix du lieu de cette rencontre serait annoncé en temps voulu.
Après Johannesburg, en Afrique du sud, en 2010, une autre finale de Coupe du monde en Afrique, est un rêve que de nombreux supporters souhaitent voir devenir réalité, les ivoiriens ne sont pas en reste. Dans les discussions entre passionnés du ballon rond, l’idée d’une finale au Maroc est accueillie favorablement. Pour ces amoureux du football, une telle perspective représenterait bien plus qu’un événement sportif; ce serait une fierté pour tout un continent.
À Abidjan, les supporters interrogés voient dans cette possibilité une reconnaissance du savoir-faire africain en matière d’organisation des grandes compétitions. Selon eux, accueillir la finale du Mondial 2030 permettrait au Maroc de mettre en valeur ses infrastructures sportives, ses capacités d’accueil et son expérience des rendez-vous internationaux. Une occasion également de montrer au monde que l’Afrique peut rivaliser avec les plus grandes destinations du football.
«Nous sommes déjà heureux qu’un pays africain accueille une partie de cette compétition. C’est une fierté ! Nous pensons que pendant longtemps les pays africains ont été lésés quant à l’organisation de cet événement. Sur vingt-quatre éditions, l’Afrique n’en a organisé qu’une seule. Donc en tant qu’Africains, nous souhaitons voir la finale se tenir en Afrique, notamment au Maroc qui est non seulement co-organisateur, mais en plus, a de l’expérience et des infrastructures sportives qui répondent aux normes internationales... Il a organisé la récente CAN sans problème».
À cette réalisation s’ajoutent les rénovations et modernisations de plusieurs enceintes sportives, notamment à Rabat, Marrakech, Agadir et Fès. Le complexe Mohammed VI de football, près de Rabat, constitue également un équipement important pour la préparation des équipes nationales et le développement des jeunes joueurs. L’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025, dans plusieurs villes marocaines, a servi de répétition grandeur nature pour tester les installations et les capacités d’accueil du pays.
Un avis partagé par plusieurs, pour qui cette finale permettrait également de rapprocher la grande fête du football à des millions de passionnés africains, souvent contraints de suivre à distance les rencontres disputées en Europe ou en Amérique.
« Ce serait une immense fierté pour nous, Africains, de voir la finale de la Coupe du monde se jouer au Maroc. L’Afrique a des supporters passionnés. Ils pourront s’y rendre pour suivre les matchs aisément», estime Agenor Y., amateur de football.
Alors que du côté du royaume chérifien, les autorités se veulent rassurantes et estiment que la finale de la Coupe du monde 2030 pourrait se jouer au Maroc. Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a affirmé que la province de Benslimane, située à une soixantaine de kilomètres de Casablanca, accueillerait la rencontre ultime de la compétition.
«La province de Benslimane aura l’honneur d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030», a déclaré Fouzi Lekjaa lors d’un meeting organisé à Bouznika, proche banlieue de la capitale Rabat.
Au cœur de cette ambition figure le Grand Stade Hassan II, dont la construction est en cours dans la province de Benslimane, près de Casablanca. Une enceinte capable d’accueillir 115.000 spectateurs, ce qui en ferait l’un des plus grands stades de football au monde. Les autorités marocaines visent une livraison à la fin de 2027.
Si l’idée d’une finale au Maroc suscite déjà l’adhésion de nombreux passionnés ivoiriens, elle demeure un souhait tant que le lieu de la finale n’a pas été officiellement confirmé. Une chose est certaine pour ces supporters: après avoir longtemps rêvé des plus grandes scènes du football mondial, l’Afrique mérite pleinement de porter ses ambitions au plus haut niveau.









