Pour sa nouvelle expérience à la tête de la sélection jordanienne, Badou Zaki arrive dans un contexte particulièrement ambitieux. Les «Nashama» restent sur une qualification historique pour la Coupe du Monde 2026 et une finale de la Coupe d’Asie. Dans une interview accordée à la FIFA, le technicien marocain a évoqué ses ambitions et sa volonté de poursuivre le travail accompli ces dernières années.
Sur ce nouveau défi et ses ambitions avec la Jordanie, Badou Zaki explique: «En effet, c’est un nouveau défi qui m’attend. Je suis très enthousiaste à l’idée de diriger une équipe qui a réalisé des performances historiques ces dernières années, en se qualifiant pour la Coupe du Monde et en atteignant les finales de la Coupe arabe et de la Coupe d’Asie».
«Le football jordanien a énormément progressé, ce qui s’est répercuté sur le niveau de l’équipe et ses résultats. Les attentes sont donc considérables et je ne dois pas les décevoir. Je suis fier et heureux d’être là. On va essayer de poursuivre le travail accompli et de répondre présents dans les prochains rendez-vous, à commencer par la Coupe d’Asie 2027 en Arabie saoudite», a-t-il déclaré.
L’ancine coach du WAC revient également sur les raisons de la progression du football jordanien: «Ces résultats ne doivent rien au hasard. Le football jordanien a connu une véritable renaissance ces dernières années avec une génération fantastique de joueurs. Il y a une volonté claire de développer le football à tous les niveaux ainsi que les infrastructures, de multiplier les centres de formation, d’élargir la base des sélections nationales et de s’occuper des compétitions de jeunes».
«Le rôle institutionnel joué par la Fédération jordanienne a également été fondamental, mais tout cela n’aurait pas pu être possible sans une génération de joueurs exceptionnelle», a-t-il ajouté.
Concernant la première participation de la Jordanie à la Coupe du Monde, Badou Zaki estime que le bilan reste positif: «Pour une première participation, je pense que ça a été une réussite. L’équipe est tombée dans un groupe très relevé, aux côtés de l’Argentine, tenante du titre, de l’Autriche et de l’Algérie, deux sélections avec des joueurs de haut niveau. L’équipe a donné une bonne image et montré qu’elle n’était pas là par hasard. Participer à la Coupe du Monde, c’est avoir l’occasion de se frotter aux meilleures équipes du monde et engranger de l’expérience. Cela aura un impact important dans le futur».
Enfin, interrogé sur la Coupe du Monde 2030, qui sera organisée notamment au Maroc, en Espagne et au Portugal, Badou Zaki préfère garder les pieds sur terre: «Au niveau personnel, ce serait fantastique de pouvoir participer à cette compétition à la maison. Mais chaque chose en son temps. Je pense qu’il est trop tôt pour parler de la Coupe du Monde 2030».
«En ce moment, on a les yeux rivés sur les prochains rendez-vous, à commencer par la Coupe d’Asie 2027. Aujourd’hui, la sélection jordanienne a un grand potentiel. Elle a gagné en expérience. Nous avons donc toutes les cartes en main pour nous qualifier à nouveau en Coupe du Monde. Le plus important est de ne pas griller les étapes. Il faut continuer à travailler et progresser», a conclu le finaliste de la CAN 2004.
