CAF: l’absence d’ordre du jour va-t-elle provoquer un boycott du ComEx?

Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF)

À quelques jours d’une réunion annoncée comme décisive à Dar es Salaam, la Confédération africaine de football traverse une nouvelle zone de turbulences. Selon le média qatari winwin, plusieurs membres du Comité exécutif envisagent de boycotter le rendez-vous convoqué par Patrice Motsepe, dans un climat marqué par l’opacité, les tensions internes et une gouvernance de plus en plus contestée.

Le 10/02/2026 à 11h21

D’après des informations rapportées par le média qatari winwin, un nombre important de membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football envisageraient de ne pas assister à la réunion prévue vendredi prochain dans la capitale tanzanienne, Dar es Salaam.

Dans un article déjà publié sous le titre «Menaces de boycott de la convocation de Motsepe à la réunion urgente de la CAF en Tanzanie», winwin explique que cette rencontre avait été convoquée à la demande du président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, dans un contexte institutionnel jugé particulièrement sensible.

Selon les mêmes sources, à l’heure actuelle, les membres du Comité exécutif invités à se déplacer en Tanzanie n’ont toujours pas reçu l’ordre du jour officiel ni la liste des points qui seront débattus. Une situation qui alimente incompréhension et malaise au sein de l’instance. Plusieurs dirigeants auraient ainsi confié à winwin leur intention de décliner l’invitation, préférant observer l’évolution des rapports de force et des décisions à venir au sein de la CAF avant de se positionner.

Toujours selon le média qatari, cette opacité serait notamment liée à la position du secrétaire général de la CAF, le Congolais Véron Mosengo-Omba, qui refuserait jusqu’ici de transmettre l’ordre du jour aux membres du Comité exécutif, invoquant la crainte de fuites. Une attitude qui s’inscrit, d’après winwin, dans un contexte plus large marqué par des crises internes, des dysfonctionnements répétés et des soupçons d’ingérences dans le processus de prise de décision.

Cette réunion annoncée comme «ordinaire» sur le papier apparaît donc comme un rendez-vous à haut risque pour une CAF fragilisée, où l’absence potentielle de plusieurs membres clés du Comité exécutif pourrait accentuer davantage les divisions et les interrogations autour de la gouvernance de l’instance continentale.

Par La Rédaction
Le 10/02/2026 à 11h21