CAN 2025: l’essentiel de la conf’ de Walid Regragui avant Maroc-Sénégal

Walid Regragui, sélectionneur national

VidéoL’importance des supporters, le défi contre le Sénégal, la pression, Brahim Diaz… autant de sujets abordés par Walid Regragui, sélectionneur national, ce samedi à Rabat, lors de la conférence de presse qui précède la finale de la CAN 2025 Maroc-Sénégal.

Le 17/01/2026 à 12h18

Walid Regragui, sélectionneur national, s’est exprimé en conférence de presse, ce samedi 17 janvier à la Salle couverte du Complexe Moulay Abdellah de Rabat, avant la finale de la CAN 2025 qui voit les Lions de l’Atlas affronter les Lions de la Teranga sénégalais.

«Je suis très heureux de jouer cette finale à domicile, c’est le rêve de chaque sélectionneur. Maintenant, il reste la marche la plus difficile. Le Sénégal a un super coach, une superbe équipe, trois finales en quatre éditions… nous avons un objectif pour rentrer dans l‘histoire et rendre heureux nos supporters», a d’abord lancé Regragui.

«C’est bon pour l’Afrique, pour la CAF, une telle affiche», a ajouté le technicien.

«La gestion des émotions est importante depuis le début. Le Maroc est l’équipe qui a la pression, il joue a domicile. Les 25 premières minutes contre la Tanzanie, nous pouvions les payer cash, mais après nous nous sommes relâchés. Il faut jouer cette finale, se faire plaisir, et gagner la Coupe», a affirmé le coach.

«Le Sénégal sera là demain, avec le public ou sans. Ils seront costauds. J’espère juste qu’ils n’auront pas d’excès de confiance, et nous non plus. Ce ne sera facile pour personne. Nous serons confiants et eux aussi», a poursuivi Regragui.

«Nous avons une demi-heure de plus dans les jambes, mais nous avons un effectif. Si un joueur doit être fatigué, ce n’est pas demain qu’il lâchera. Tout le monde veut marquer l’histoire. Si au bout de quelques minutes, certains sont moins bien, d’autres sur le banc rentrerons», a ajouté le sélectionneur national.

«C’est l’objectif de tout un pays, mais ça ne reste que du football. J’essaye de changer les mentalités. L’objectif du Maroc est de revenir dans deux ans et dans quatre. D’être là et d’être réguliers. Il faut repartir au charbon dès le lendemain de la finale», estime le coach.

«On est une équipe de winners. Nous jouerons les matchs en 90 minutes, ni avant, ni après. Nos supporters sont montés à 100 décibels. Je veux que le Sénégal sente que ce n’est pas le Stade des Martyrs (situé à Kinshasa, le Sénégal y a affronté la RDC en éliminatoires du Mondial 2026 et s’y est imposé, ndlr). Pour venir nous battre au Maroc, c’est très compliqué, très dur. Le Cameroun s’en est rendu compte et le Nigeria aussi. Ce n’est pas le Bayern, le Parc (des Princes, stade du PSG, ndlr) ou Marseille. Il faudra une équipe du Sénégal très forte pour venir nous battre chez nous», a ajouté Regragui.

«Les Sénégalais ne sont pas avares d’efforts. Il faut contrer leurs courses», a affirmé le coach, qui rappelle l’un des points forts des Lions de la Teranga.

«Il n’y a rien qui pourra rompre les liens entre les Marocains et les Sénégalais. C’est indélébile. J’ai une relation très forte avec le Sénégal. Il y a des matchs ou on se chamaille, tout le monde veux gagner», a-t-il affirmé ensuite concernant les liens entre les deux pays.

«Ce qui est bien avec Brahim, c’est sa mentalité. Beaucoup s’attendent à ce qu’il fasse la différence. C’est notre facteur X. Il a le style offensif dont nous avons besoin. Je suis fière de son attitude. Il va rentrer avec des minutes à Madrid. C’est important pour lui», a conclu Regragui.

Eliesse ben Seghir, était à ses côtés en conférence de presse: «nous sommes très heureux d’être arrivés en finale. À 20 ans, voir les anciens pleurer, je sais que c’est important pour eux et pour le pays. Nous allons tout donner. (…) La CAN a commencé il y a un peu moins de deux ans quand j’ai rejoint le groupe, peu après la défaite contre l’Afrique du Sud (en 8es de finale de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, ndlr). Nous avons travaillé corps et âme pour atteindre cette finale. Nous en voulons plus, nous ferons tout pour passer la dernière marche».

Par Anas Zabari
Le 17/01/2026 à 12h18