Walid Regragui, sélectionneur national, s’est exprimé en conférence de presse ce samedi 3 janvier à la salle couverte du Complexe Moulay Abdellah de Rabat, à la veille de la confrontation face à la Tanzanie, comptant pour les huitièmes de finale de la CAN Maroc-2025.
«Nous entrons dans une nouvelle compétition, nous n’avons plus le choix. Nous connaissons très bien la Tanzanie pour l’avoir affrontée à plusieurs reprises. Ce sera un match difficile, comme toujours, avec toute l’humilité et le respect que nous devons à nos adversaires», a d’abord lancé Regragui.
«On nous fait passer pour une équipe attentiste depuis trois ans. Nous avons ce souci de gérer les temps forts et les temps faibles. Nous cherchons à garder de l’intensité. Les équipes ont du mal à résister face à nous et nous marquons souvent en seconde période. Maintenant, plus la compétition avancera, plus nous affronterons des équipes capables de résister au pressing. À nous d’être intelligents», a ajouté le coach.
Évoquant le cas de Brahim Diaz, le sélectionneur a expliqué: «Brahim, aujourd’hui, est efficace. J’ai toujours dit qu’il lui fallait du temps pour s’adapter à cette équipe et à ce jeu africain totalement différent. Il est désormais plus proche de la surface, lâche plus rapidement le ballon et se montre beaucoup plus mobile. On sait ce qu’on attend de lui. Il joue dans l’un des plus grands clubs du monde. Dans cette équipe, le danger vient de partout, et c’est ce qui m’importe. Brahim s’intègre pleinement au collectif».
«Depuis le début de la compétition, j’ai dit que c’est la CAN de l’humilité. Mon travail, celui du staff et des joueurs, c’est de garder les pieds sur terre. Nous n’avons pas gagné la CAN depuis 50 ans, justement parce que l’humilité est essentielle. Ils disposent de très bons joueurs locaux, de deux grands clubs… Il n’y a pas d’équipe facile. Nous jouons chez nous, et c’est un match à élimination directe. À nous de faire en sorte que demain, cette équipe n’ait aucune chance», a poursuivi Regragui au sujet de la Tanzanie.
Sur la situation d’Achraf Hakimi, il a précisé: «Nous avons toujours été clairs depuis sa blessure. L’objectif était de le faire monter en puissance et de le faire revenir au bon moment. Physiquement, il est désormais prêt. C’est à moi de prendre la décision. Aujourd’hui, nous avons le luxe de ne pas l’avoir fait jouer lors des deux premiers matchs. Hakimi est disponible».
Concernant les tirs au but, Regragui a déclaré: «Les penalties font partie du processus des matchs à élimination directe. La séance nous a souri en Coupe du monde, mais pas en CAN. On peut les travailler autant qu’on veut. L’essentiel reste de faire le travail pour ne pas en arriver là. Et si c’est le cas, il faut aborder cette situation avec confiance. C’est une dimension à laquelle il faut peut-être mieux se préparer».
Sur le retour de Hamza Igamane, le sélectionneur a expliqué: «Nous connaissions son indisponibilité. Il s’est entraîné et revient bien. On verra s’il débute. Nous disposons de nombreux profils offensifs. S’il commence ou s’il entre en cours de jeu, cela dépendra de plusieurs paramètres. Nous sommes dans notre timing et nous sommes en train de réussir notre challenge. Je tiens à féliciter notre staff médical».
À propos d’Ayoub El Kaabi, Regragui a ajouté: «Il a connu des hauts et des bas, mais il n’a jamais abandonné. Le travail et le silence finissent toujours par payer, et cela prouve toute son humilité. Il sait d’où il vient et où il veut aller».
Présent aux côtés du sélectionneur, Romain Saïss, vice-capitaine des Lions de l’Atlas, a également pris la parole: «Nous avons franchi la première étape et nous entamons désormais une nouvelle compétition. Il est important de ne pas sous-estimer l’adversaire et de ne pas répéter les erreurs du passé. Nous sommes uniquement focalisés sur ce match et avançons rencontre après rencontre».
Revenant sur son état de santé, le défenseur a assuré: «Ça va beaucoup mieux. J’ai beaucoup travaillé depuis ma blessure, dès le lendemain, physiquement et psychologiquement, car ce n’était pas évident. Il était important d’être présent pour l’équipe et d’avoir un rôle dans le groupe, toujours avec le mot juste. Je retrouve de bonnes sensations. La priorité reste le groupe, peu importe que je joue ou non. À moi d’être prêt».
Enfin, Romain Saïss s’est exprimé sur le passage de la CAN à une périodicité de quatre ans: «Cela va constituer un changement. D’un point de vue individuel, c’est positif pour les joueurs vis-à-vis des clubs, car cela a souvent été un frein dans certaines carrières. Les clubs auront moins d’arguments. Pour le football africain et pour les joueurs, ce sera bénéfique et cela apportera davantage de valeur à la compétition».
Pour rappel, les Lions de l’Atlas effectueront leur dernière séance d’entraînement ce samedi à partir de 17h au Complexe Mohammed VI de football à Maâmora, avant le duel face aux Taifa Stars.




