Walid Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas, s’est exprimé en conférence de presse, ce mercredi 14 janvier au Complexe Moulay Abdellah de Rabat, après la qualification en finale de la CAN 2025, à l’issue de la séance de tirs au but contre le Nigeria (0-0, t.a.b. 4-2).
«Je dédie cette victoire à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le guérisse, pour sa vision et ses encouragements. Après le match face au Mali, Sa Majesté nous a adressé un message très touchant, qui a beaucoup aidé les joueurs et renforcé leur mental», a d’abord lancé le technicien.
«C’est une équipe athlétique, qui a beaucoup couru. Mais ils ont tiré deux fois, dont un cadré. Comme quoi, on parle de la défense depuis trois ans… Vous me connaissez, nous n’avons rien fait et il va falloir vite récupérer. Félicitations aux supporters. Ils nous ont transcendés», a-t-il affirmé au sujet de ce duel avec les Super Eagles.
«Nous avons fermé les angles de placement, les transitions», a affirmé le technicien au sujet de sa stratégie gagnante face à la meilleure attaque du tournoi (12 buts), avant de poursuivre: «c’était dur, je ne vais pas mentir. Ce qui m’intéresse, c’est l’estime de soi. Ça peut être perçu comme de l’arrogance. Je n’attends pas que les gens m’accordent quelque chose. Personne ne pourra effacer ce que j’ai fait avant. Le plus important c’est que le Maroc soit en finale. Il faut que je me concentre pour qu’on la ramène ensemble».
Lire aussi : Après 22 ans d’attente, le Maroc brise le plafond de verre et retrouve la finale de la CAN
«Ce qui nous importe c’est de célébrer ce soir, mais nous préparons dimanche dès demain. Bravo au staff médical qui ne s’arrête pas. Aujourd’hui, c’est la victoire de tout le monde. La récupération démarrera pour que nous soyons prêts mentalement et physiquement», a ajouté Regragui.
«Nous sommes tombés sur une équipe très solide. Nous avons encore une marge de progression. Nous avons une grinta, une envie de jouer pour le maillot. Ça a toujours été mon objectif d’insuffler ça», a affirmé le sélectionneur national.
«Je voudrais m’excuser auprès de Hamza Igamane parce que c’est moi qui l’ai envoyé au feu. En-Nesyri, c’est lui qui s’est proposé. Il ne s’est jamais plaint. Il a été beaucoup critiqué, un peu comme moi pendant longtemps. Je ne comprends pas comment les supporters marocains peuvent le critiquer après ses statistiques et les buts qu’il a marqué. C’est un bon groupe qui s’aime et qui aime le pays», a expliqué le coach au sujet de la séance de tirs au but.
«Il faut changer notre ADN. Il faut s’habituer à jouer les demi-finales. Plus nous serons réguliers, plus nous pourrons gagner des titres», a ajouté Regragui. Concernant la finale contre le Sénégal, prévue pour le dimanche 18 janvier à partir de 20h à Rabat, le patron des Lions a déclaré: «c’est une superbe finale avec les meilleures équipes africaines des 3 dernières années. Une équipe fantastique et un peuple en or, frère du Maroc. C’est une superbe affiche. Nous avons trois jours pour récupérer. C’est du fifthy fifthy. C’est la première fois que nous les affrontons en finale».
«Neil (El Aynaoui) est un joueur fantastique. Il est venu avec son humilité et s’est vite installé dans le groupe. Il ne s’arrêtera pas là. C’est une pièce très importante. Tel père, tel fils j’ai envie de dire», lance-t-il au sujet du milieu de terrain.
Eric Chelle, sélectionneur des Super Eagle, l’avait précédé dans la salle de conférence. «Dans l’intensité, le mouvement, l’état d’esprit, il y a beaucoup à dire. Le Maroc a mérité sa victoire. Cette rencontre n’était pas facile. Mais nos joueurs ont lutté à chaque ballon. C’est fou que nous perdions encore aux tirs au but, mais c’est le football. La vie continue», a d’abord lancé le technicien franco-malien.
«Durant la première mi-temps, notre pressing était bon, mais après nous perdions de la distance. Je ne veux pas dire que nous étions fatigués, ou autre chose. Nous avons abordé ce match comme un combat», a ajouté le coach.
«Je suis fier de mes joueurs, mais je suis déçu pour eux. Nous étions, peut-être la meilleure équipe de cette CAN. La compétition n’est pas terminée, il y a le match de classement que nous devons gagné», a poursuivi Chelle, visiblement affecté.
Il a ensuite évoqué son échange avec le sélectionneur national après la rencontre: «Walid (Regragui) est un grand frère. Je lui ai dit que j’étais fier de ce qu’il fait. Il a beaucoup travaillé et mérite cette victoire. Je pense intérieurement que je la méritais aussi, mais c’est le football. Ils ont été meilleurs que nous aux penaltys».
Yassine Bounou. AFP







































