Ce dimanche 4 janvier à partir de 17h au Stade Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de l’Atlas font face aux Taifa Stars de la Tanzanie, en 8e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025.
Un adversaire connu
Les deux nations ne se sont affrontées qu’une seule fois en phase finale de la CAN, lors de la dernière édition ivoirienne. Les Lions l’avaient nettement emporté (3-0) grâce à des buts de Romain Saïss, Azzedine Ounahi et Youssef En-Nesyri.
Mais elles se connaissent bien pour avoir croisé le fer 7 autres fois, les Lions l’ont emporté 6 fois, pour une seule défaite. Cette dernière remonte au 24 mars 2013, lors des éliminatoires du Mondial 2014, à Dar es Salaam. Aucune des deux équipes n’ira pourtant au Brésil.
Les Lions ont remporté leurs cinq dernières confrontations avec les Taifa Stars, ces dernières ne parvenant pas à marquer lors des 4 derniers duels.
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Novice, mais redoutable
Avec 2 points au compteur, la Tanzanie, qui découvre le second tour de la CAN pour la première fois de son histoire (après trois apparitions en 1980, 2019 et donc 2023), devient l’équipe qualifiée pour les 8es de finale avec le nombre de points de plus bas depuis l’introduction de la règle des meilleurs 3es lors de l’édition Egypte-2019.
La Tanzanie détient le triste record, avec la Guinée-Bissau, de la plus longue série sans victoires en CAN, avec 12 matchs au total.
Mais attention, car la Tanzanie a la particularité d’avoir marqué chacun de ses trois buts lors de l’actuelle édition pendant les 15 premières minutes de la seconde mi-temps. Avec 36% de possession et seulement 206 passes effectuées contre la Tunisie, la Tanzanie a arraché le nul de la qualification, prouvant qu’elle ne manquait pas de ressources. Et elle aurait pu faire encore plus mal sans un taux de réussite très faible (15 tirs cadrés pour 3 buts , soit 14% de conversion).
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Une bonne structure
Si elle a pu tenir tête à la Tunisie, c’est que la Tanzanie a une équipe assez compétitive. Au Maroc, nous connaissons Selemani Mwalimu en prêt à Simba du Wydad de Casablanca, mais nous connaissons davantage Simon Msuva, ancien attaquant des Rouges.
Simon Msuva est le joueur le plus expérimenté et le plus capé de cette sélection avec ses 102 caps, ce qui en fait même le deuxième joueur le plus capé de l’histoire des Taifa Stars, il est à 6 sélections du record d’Erasto Nyoni. Msuva est également le co-détenteur du record de buts en sélection avec 25 réalisations.
S’appuyant nettement sur des joueurs issus de Simba, Young Africans et Azam, trois grands clubs locaux, la sélection compte dans ses rangs des joueurs d’expérience comme le défenseur Shomari Kapombe (33 ans, 94 caps) ou l’attaquant et capitaine Mbwana Samatta (33 ans, 88 caps), mais aussi des joueurs prometteurs comme l’arrière gauche Novatus Miroshi (23 ans, 34 sélections) auteur de deux passes décisives dans ce tournoi, ou le très mobile Feisal Salum (27 ans, 59 sélections) qui a écœuré les Aigles de Carthage avec son but contre le cours du jeu.
Cap sur l’avenir
Confrontés à une équipe 112e au classement FIFA, qualifiée en tant que meilleure troisième, les Lions de l’Atlas sont ultra-favoris sur le papier, mais la Tanzanie est qualifiée pour une raison. Tenace, joueuse, dotée d’une défense compacte à l’image de celles de ses clubs que les pensionnaires de la Botola ne connaissent que trop bien.
Les éliminations en 8es de finale contre le Bénin en 2019 et, plus récemment, face à l’Afrique du Sud en 2024, des équipes qui semblaient à la portée laissent un souvenir amer, mais ce n’est que partie remise. La génération des Diaz, Ezzlazouli, Ben Seghir et autres Akhomach semble tournée vers l’avenir, assumant son statut de favorite pour le titre final, et surtout bien décidée à «garder la Coupe à la maison» et envoyer un message retentissant avant le Mondial United-2026.
