Présent à Madrid à l’occasion des Prix Panenka, organisé pour célébrer le 50e anniversaire du geste qui porte son nom, l’ancien international tchèque Antonín Panenka s’est exprimé sur la tentative manquée de Brahim Diaz lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, dans un entretien accordé à l’émission El Larguero diffusée sur Cadena Ser.
«Il m’a fallu deux ans d’entraînement quotidien pour réussir ce penalty», rappelle-t-il. «En regardant cette finale, j’ai eu le sentiment que Brahim ne l’avait pas suffisamment travaillé. L’idée lui est venue sur le moment. Il a tenté sa chance, mais ce genre de geste ne s’improvise pas».
Pour Panenka, l’échec de Brahim Diaz est lié au manque de pratique. «Si l’on tente une Panenka sans l’avoir parfaitement maîtrisée, le risque est énorme», souligne-t-il.
L’ancien international tchèque a également tenu à répondre aux critiques évoquant un geste irrespectueux. «C’est faux. En finale, on ne cherche pas à provoquer l’adversaire. On cherche simplement la solution efficace pour marquer», affirme-t-il, rappelant que son «invention» en 1976 était uniquement sportive.
Entré dans la légende du football mondial grâce à son tir au but légendaire en finale de l’Euro 1976, Antonín Panenka, continue d’inspirer les tireurs de penalty à travers le monde.
