«Je ne souhaite même pas à mon pire ennemi ce qu’a vécu Brahim»: Les dernières révélations d’Eduardo Domínguez, préparateur physique du Maroc, sur la finale de la CAN

Morocco's forward #10 Brahim Diaz and Senegal's defender #19 Moussa Niakhate react during the Africa Cup of Nations (CAN) final football match between Senegal and Morocco at the Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on January 18, 2026. (Photo by SEBASTIEN BOZON / AFP). AFP or licensors

Dans une interview accordée à El Larguero, le préparateur physique des Lions de l’Atlas revient sur l’état de Brahim Diaz après la finale si particulière de la CAN 2025.

Le 22/02/2026 à 21h01

Déjà un mois après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Forcément, les langues commencent à se délier. En coulisses, certains acteurs brisent le silence, comme Eduardo Domínguez, préparateur physique du Maroc, qui est revenu pour El Larguero, sur l’état de Brahim Diaz après la finale, marquée notamment par le penalty raté par le joueur.

«Je n’aurais aimé ni être dans le corps, ni dans la tête de Brahim à ce moment-là, commence d’abord Domínguez, il était en état de choc. Pour lui, c’était un moment… très difficile.»

Des mots compréhensibles lorsque l’on se remémore le scénario monté crescendo, jusqu’à atteindre son paroxysme au moment où Diaz rate son penalty, d’une panenka mal maîtrisée, mettant fin aux espoirs marocains de décrocher un deuxième titre continental.

Logiquement, le geste de la part de celui qui avait été le meilleur buteur du tournoi, érigé en véritable héros à la Tanière, a déclenché une vague d’incompréhension, tant chez les joueurs que dans le public.

Mais au-delà de la déception collective, c’est Brahim lui-même qui a forcément dû porter le poids le plus lourd: «je ne souhaite même pas à mon pire ennemi ce qu’a vécu Brahim, parce que c’était un moment très difficile et très intense pour lui.»

Questionné sur le lendemain de ce scénario désastreux et sur l’éventualité d’un échange avec Diaz, le préparateur physique poursuit: «je me souviens que chaque joueur, après le match, s’est vite retiré dans sa chambre. Il y avait beaucoup de confusion, on ne savait pas ce qu’il allait se passer (...) La dernière conversation que j’ai eue avec lui, c’était lorsque nous nous sommes dit au revoir à l’aéroport (...) Il était très affecté. Dans ce genre de moment, il y a peu de choses que l’on puisse dire à une personne dans son cas, qui a beaucoup de choses à assimiler dans sa tête.»

Par Magda Soltani
Le 22/02/2026 à 21h01