La finale de la CAN 2025, le rôle du Maroc, son départ… Veron Mosengo-Omba dit tout

Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF)

Veron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), a évoqué différents sujets, dont la finale de la CAN 2025, la supposée influence du Maroc, mais aussi le timing de son départ.

Le 09/04/2026 à 11h03

Dans un entretien accordé à France 24, Veron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), s’est exprimé sur différents points, notamment la finale de la CAN 2025 et ses issues.

Pour lui, l’article 82 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations revêt une sacralité. Il explique que son application était nécessaire, reniant toute forme d’influence politique du Maroc. C’est la loi qui a été appliquée.

«Les émotions ont pris le dessus. Le président Patrice Motsepe et moi-même n’étions pas là. Si vous n’êtes pas satisfaits de cette décision, attaquez-la… mais ceux qui avancent que la CAF prend parti pour un quelconque pays doivent présenter des preuves», a lancé l’Helvéto-congolais.

Pour l’ancien dirigeant, le gage de transparence de la CAF, c’est la différence entre les verdicts de la Commission de discipline et la Commission d’appel.

Pour lui, si le Maroc exerçait un contrôle sur la CAF, il aurait eu gain de cause dès la parution du jugement initial. Ces accusations sont «sans fondement, alimentées uniquement par la frustration». Les instances de la CAF sont totalement indépendantes.

L’ancien SG de la CAF a également remercié le roi Mohammed VI. Mosengo-Omba a souligné le rôle de mécène et de facilitateur du Maroc pour le football continental, insistant sur le fait que le pays met son administration ainsi que ses infrastructures «dans de très bonnes conditions» pour le bien de l’instance faitière du football africain.

Mosengo-Omba rappelle que le dossier de la finale de la CAN est dorénavant entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS), rappelant l’importance de l’arbitrage de cet organe «externe et neutre», loin des prétendues pressions au sein du continent.

Quant à son départ, acté le 29 mars, Mosengo-Omba affirme que «personne n’a eu (sa) peau», estimant qu’il est parti de son plein gré et n’a «rien à voir» avec l’affaire de la finale. «C’est le moment de tourner la page, c’est la fin d’un cycle», a conclu l’ancien de la CAF.

Par Oumeïma Er-rafay
Le 09/04/2026 à 11h03